Le super pouvoir des émotions !

Andréa Bescond et Eric Métayer ont un super pouvoir… celui de faire naître en nous une émotion (euh non… des émotions) que vous êtes obligés de ressentir et d’exprimer !

J’ai vu Andréa Bescond dans « Les chatouilles ou la danse de la colère », Molière du meilleur seule en scène 2016, mise en scène par Eric Métayer.
J’ai vu « Piège Mortel », mise en scène par Eric métayer.
Je viens de voir « La leçon de danse » interprétée et mise en scène par Andréa Bescond et Eric Métayer… et il y a, pour moi, entre ces trois spectacles un point commun : Tout est savamment orchestré pour que le spectateur se re-connecte directement avec son cœur !

Avec ces 3 spectacles, j’ai ri avec mon « rire d’enfant », j’ai éclaté de rire, j’ai dû contenir des fou-rires, j’ai été émue au point de ne pas pouvoir retenir mes larmes qui étaient autant de joie, que de compassion, j’ai du contenir mes sanglots…

Depuis la scène, aussi bien en tant qu’interprète que metteur-e en scène, Andréa et Eric, vous imposent une règle : Ici, on ne triche pas !

Dans « La leçon de danse », qui se joue encore jusque fin décembre au Théâtre de l’œuvre, leurs personnages, Senga et Adémar, au travers de leur histoire, vous amènent à la rencontre de vous-même, vous rappellent qu’il est bon d’aimer l’Amour, la Bienveillance et d’oser s’aimer soi-même, aimer les autres, avec toutes les différences et les talents qui composent chaque être humain.

Si jamais la vie-qui-va-vite, le rythme métro-boulot-dodo, la fatigue automnale, etc… vous donnent l’impression que vous avez perdu votre humanité… vous avez jusqu’à la fin du mois de décembre pour vous y re-connecter ! Senga et Adémar vous montrent le chemin pour retrouver celui de la Vie… doucement, simplement, sincèrement et généreusement ! Courez-y !

Pitch de la pièce :
« Tout pourrait séparer Senga et Adémar…
Ils sont chacun aux extrémités d’un grand écart social et culturel jusqu’à ce qu’une leçon de danse les fasse se rencontrer. Elle, danseuse qui ne peut plus danser, lui, scientifique autiste qu’on ne peut pas toucher.
« La leçon de danse » c’est l’histoire de ces deux personnalités singulières, drôles, blessées, mais avant tout, vivantes ! Une comédie romantique et humaine, drôle et pétillante où l’onirisme transporte le réel. »

« La leçon de danse » de Mark St Germain
Adaptation française : Gérald Sibleyras
Mise en scène et interprétation : Andréa Bescond et Eric Métayer
Lumières : Jean-Yves De Saint-Fuscien
Conception sonore : Vincent Lustaud
Décor : Olivier Hébert
Costumes : Carole Beaupoil, Affiche : Stefan Mucchielli.

@aludv

Photos ©Emilie Deville

Et si on s’accordait le temps de prendre de la hauteur ?

C’est pas à vous que je vais le dire… la vie va trop vite ! Pas vrai ?

Ce mois de mars a, pour ma part, été rempli, rempli, rempli… Des déplacements plus que d’habitude, de la route, de la fatigue, des dossiers à boucler (mais vite, hein ?) et voilà on se retrouve déjà le 1er avril, avec les bonnes résolutions de début d’année encore dans un coin de cerveau, pas tout à fait accessibles, parce qu’on a dû régler des trucs plus urgents… C’est la vie !

Vraisemblablement parce que j’en avais besoin, cette semaine, 2 micro-événements m’ont permis de prendre du recul :

1 – J’ai pris 5 minutes (enfin 14 minutes) pour enfin appuyer sur « play » et regarder le talk de Tim Urban. Une conférence drôle et totalement efficace qui nous explique comment ça marche dans le cerveau d’un procrastinateur/trice. Très simplement, il y explique le process, mon process, le process de beaucoup de personnes en fait…
Visionner ce talk m’a permis d’identifier, ou plutôt de me rappeler que « Oui ! Ce que l’on finit toujours par faire, c’est les choses pour lesquelles on a une date de fixée : examen, rapport pour un client, déclaration d’impôts, etc… » Et, que tout ce que nous repoussons toujours indéfiniment c’est nos projets personnels (les vrais), nos envies profondes (celles qu’on a même sans doute jamais confiées à personne), parce qu’on a pas de « deadline », ou pire, elle ne nous est pas imposée et nous devons la fixer nous même…
Pourtant, en 14 minutes, ou plutôt en 30 secondes, à la fin de son intervention, tout est là… Elle existe bien la « deadline », à nous de choisir de nous réaliser PLEINEMENT, ou pas, avant qu’elle arrive…

2 – Cette semaine, nous recevions le correspondant allemand de mon fils. Dans le programme dense de leurs activités de la semaine, l’après-midi du mercredi était prévue pour l’organisation d’une sortie à la discrétion de la famille qui reçoit. On avait décidé, avec mon mari, de s’organiser pour être disponibles tous les 2 (truc relativement exceptionnel dans notre vie bien/trop remplie) afin de vraiment faire une activité à 4. Quand est venu le moment de choisir quoi faire, on s’est dit qu’étant à 2 heures de Paris, on n’avait pas le droit de ne pas montrer à Adrian, la capitale et surtout la Tout Eiffel (dont il semblait très fan) !
Petite moue de notre ado qui exprime que « franchement faire l’aller-retour à Paris juste pour l’après-midi, c’est pas drôle »… Mais on ne lâche pas l’idée… Plus de place pour visiter la Tour Eiffel sauf à des prix exorbitants (incluant le tour de Paris en bus + croisière + tour Eiffel et encore c’est pas certain, ça dépend – blablabla)… mais on ne lâche pas l’idée…
Et là ! Dans mon cerveau de parisienne, il y a une lumière : La Tour Montparnasse ! Elle a fait partie du paysage de toute mon adolescence et pourtant, je ne suis jamais montée sur son toit !
Des billets à un tarif totalement abordable, pas de limite de temps quand à la durée de la visite, pas de file d’attente interminable… Et si on allait sur le toit de la Tour Montparnasse pour admirer Paris de tout là-haut, et voir le soleil se coucher ?
Le Kiff !!! C’est haut, c’est magnifique, il faisait beau et chaud… Une sorte de « quiétude » nous a envahi et nous a « conseillé » d’être dans l’instant. C’est, en tout cas, ce que nous nous sommes dit, avec mon mari… Là, sur le toit de Paris, sous le soleil, à imaginer ceux qui prenaient le soleil dans les parcs de la capitale, on réalisait qu’on avait débranché nos cerveaux ! Et c’était tellement BON !!

Alors oui, partir à 15h et revenir à 1h00 du mat, se faire 5/6 heures de voiture, ça fatigue (faut bien le reconnaître) mais pour être heureux, tout simplement, ça vaut le coup de s’écouter et de faire, quand même, des trucs pas très « raisonnables ».
Et, le bonheur n’étant pas égoïste, on a pu apprécié le fait que notre ado de fils avait bien aimé « quand même » et que son correspondant lui a rempli la carte mémoire de son smartphone avec des photos de la dame fer… Bref, ils étaient heureux ! Et ça aussi, ça fait du bien 😉

Bon ok, c’est pas forcément évident d’aller tous les jours, ou ne serait-ce qu’une fois pas semaine, sur le toit de la Tour Montparnasse, je le reconnais… Cependant, on a tous un endroit pas loin de nous qui peut nous aider à connecter à ce genre de sensation, n’est-ce pas ? Le bord de la mer, la promenade en forêt, le somment de la colline…
C’est sans doute parce que ces moments sont rares qu’on les apprécie énormément… et « qu’on ne peut pas faire ça tous les jours »…
Pourtant, ce soir-là, en m’endormant, j’ai senti que ceux sont ces moments-là que je serais heureuse d’avoir vécue quand je serais au « crépuscule de ma vie »… Ces moments où il n’y a rien de spécial, si ce n’est le fait de partager ensemble quelque chose de beau (Ça m’a rappelé la fois où on était tous debout à 4h du matin pour voir l’éclipse de lune) et je me suis promis d’en prévoir beaucoup plus souvent au planning de ma vie, avant la « deadline » 😉

Et vous ?

@aludv

Le pouvoir des mots

heforshe-askyourself-001Peut-être aviez-vous remarqué cette initiative de Emma Watson, le fait de « cacher » des livres porteurs de sens dans le métro pour éveiller les consciences, interpeller, encourager, changer le monde en somme ! Une façon de résister, de militer, qui a cela de magique que l’on ne sait pas qui « tombera » sur le livre déposé.
Une idée de j’ajoute à ma #todolist2017 !

9782882504272-c6b62Parmi les livres que Emma Watson, ambassadrice de ONU Femmes depuis 2014, cache dans le métro, il y a Lettre à ma fille de Maya Angelou et c’est l’un des cadeaux que j’ai eu la chance d’avoir à Noël ! Et je pose ses quelques lignes ici pour vous encourager à lire ce livre, que vous soyez une fille ou pas !

Dans cette lettre, écrite à une fille qu’elle n’a jamais eue, l’auteure partage avec nous des moments de vie, de ceux qui, de gré ou de force, lui ont permis de grandir et de s’éveiller… Un petit bijou !

Comment vous donner envie ? Je l’espère, en relayant un extrait :

« Tu ne peux contrôler tous les événements qui t’arrivent, mais tu peux décider de ne pas être réduite à eux. Essaie d’être un arc en ciel dans le nuage d’autrui. Ne te plains pas. Fais tout ton possible pour changer les choses qui te déplaisent et si tu ne peux opérer aucun changement, change ta façon de les appréhender. Tu vas trouver une solution.
Ne geins pas. Gémir informe la brute qu’une victime est dans les parages.
Fais en sorte de ne pas mourir sans avoir accompli quelque chose de merveilleux pour l’humanité. »

Voilà, voilà… Il y a t-il besoin d’ajouter quelque chose de plus entamer cette nouvelle année ?

@aludv

La « maltraitance » est-elle définitivement banalisée ?

empathyOn dit de moi que je suis empathique, je suis même de ceux que l’on met dans la case «hypersensible»… Vous savez avec « hyper » comme pour « trop » (!)

Heureusement, avec les années, j’ai compris que cette très très très grande sensibilité pouvait être une force et non un handicap ou une « faiblesse ». Je dirais même que c’est cette « capacité » à ressentir, plus que la « moyenne », qui fait de moi une personne capable d’être, notamment dans mon job de consultante, à l’écoute de mes clients et ainsi proposer une offre réellement adaptée aux besoins, et non pas « fourguer » une seule et même méthode qui s’applique à tous !

Cette grande sensibilité me permet de voir la part d’humanité de chacun parfois cachée très très loin… et elle me permet aussi de sentir quand les choses ne sont plus acceptables, ne sont plus « correctes » comme le diraient nos amis québécois, et quand il est plus que temps de dire que l’on n’est pas d’accord !

Evidemment, j’ai appris à maîtriser cette sensibilité et à ne pas pleurer de tristesse ou de rage toutes les 2 secondes, parce qu’il y a, hélas, matière à trouver très très facilement de quoi se retourner le bide non stop, ça c’est certain !
Et malgré cela… Parfois, la cocotte est pleine. Et, partager sur mon blog est un moyen de dépressuriser la cabine, et, peut-être aussi, de me dire que ces messages, envoyés dans l’immense world wide web, trouveront ne serait-ce qu’une personne qui pensera aussi que : trop, c’est trop… !

photo_harcelement_sexuelBref ! Je parle de moi, mais ce n’est pas ça le but ! Le but c’est de partager ici que : autant je suis convaincue que l’être humain a en lui la capacité de se sauver lui-même, et donc de sauver la planète… autant je suis atterrée de sa capacité à être « maltraitrant » envers autrui ! « WTF ! » comme l’explique ici Wikipédia.

Je ne sais pas. Peut-être que trop d’informations « identiques » ont percuté ma capacité d’analyse, dans un temps restreint, pour que j’ai envie de hurler : STOOOOOP !!

1 – Jeudi, remaniement ministériel… Jusque là, bon, vous me direz rien de neuf sous le soleil… Et là, on apprend par la presse bienveillante (humour) que Fleur Pellerin a appris seulement 45 minutes avant l’annonce « officielle » qu’elle n’était plus ministre…WTF ! Peut-on avoir aussi peu de considération pour une personne, quelle soit ministre ou pas d’ailleurs ? On se croirait dans un film américain où l’on y caricature si souvent le fait que l’on puisse, d’un moment à l’autre, être prié de mettre toutes ses affaires dans un carton et quitter son bureau sur le champ…

Capture d'écran 2016-02-16 05.02.552 – La presse « bienveillante » (re-humour)… qui rapporte qu’en « apprenant » la nouvelle de sa fin de mandat, surprise, Fleur Pellerin a manqué de s’évanouir… parce que (quand même – la pauvre) c’est une (faible) femme. WTF ! Je ne sais pas si c’est vrai ou pas, et franchement cela ne me regarde pas, mais si Fleur Pellerin a bien été « choquée » d’apprendre qu’elle était « remerciée » – pendant la pause des débats au Sénat – alors : Youpi ! C’est un être humain et pas un robot !
Et là, seulement sur la journée du 11 février, je perçois 2 formes de maltraitance « banalisée » juste sur la personne de Fleur Pellerin : comment elle a été virée et comment la presse en parle ! Et peut-être même une 3ème avec comment les réseaux sociaux « bloquent » dessus…

3 – Samedi, je prends le temps de discuter un peu avec la maman du meilleur ami de mon fils. Et là, elle me raconte son quotidien au boulot ! WTF !
imgresUn grand groupe qui manage ses équipes de commerciaux à coup d’e-mails «envoyés à tous», où le chef «distribue» des boules rouges ou vertes en fonction des résultats de chacun, où il dit à l’un «Bravo, c’est bien» ou «Dis donc c’est pas très très bien quand même» à l’autre, où tout le monde est infantilisé, rabaissé et mis en compétition aux yeux de tous…
Et parce qu’un jour « trop, c’est trop », la personne dont je vous parle fait « répondre à tous » et explique, factuellement, comment ce genre d’e-mail, et de management, s’apparente à du harcèlement… On la convoque dans le bureau du chef à Paris (parce qu’elle travaille en région) et on lui demande si elle ne va pas bien, si elle a pas des problèmes de santé, on essaye de lui prouver par A + B que c’est là de très bonnes « méthodes » pour « motiver » les équipes, et, parce qu’elle tient tête… on lui dit qu’elle peut partir, si elle n’a pas les épaules assez solides (après 15 ans dans la boîte, c’est sympa). Elle me confie aussi que plusieurs de ses collègues ont fait des tentatives de suicide, que d’autres se shootent au bétabloquants et antidépresseurs (en même temps !!) ou encore à la cortisone, parce qu’on leur ajoute toujours plus d’objectifs à atteindre et qu’ils sont sur les routes, pour certains, de 5h du matin à 21h… Dois-je préciser que c’est un groupe qui vend des médicaments et qui s’efforce toujours et avant tout de satisfaire l’Actionnaire ? Ici la maltraitance n’est même plus banalisée, elle est organisée !

4 – Hier, sur mon fil d’actualité Facebook (parce qu’un de mes contacts l’avait juste « liké »), une vidéo se met en lecture automatiquement (et oui, merci la nouveauté Facebook qui nous « impose » même les images que l’on souhaite pas visionner). A priori il s’agit d’un montage où l’on voit un gars qui filme sa copine, dans le titre en anglais je comprends qu’il y a un lien avec la St Valentin et je baisse donc ma vigilance… Et là… WTF !
Le gars a fait un montage de plusieurs « snapchat » où il a littéralement humilié sa petite amie (réveillée avec de la viande crue lancée au visage, avec une œuf éclaté sur la tête, un seau rempli d’eau glacée, poussée toute habillée dans le canal quand ils font une promenade, piégée à manger des excréments d’animaux et avoir un « Onion ring » en guise bague de fiançailles.
Real-or-FakeEt là on l’espère… pourvu que ce soit du «fake» ! Et puis on réfléchit un peu et là, on flippe… parce que même si c’est un fake, il y a une fille qui a accepté de jouer le « rôle » de la fille sans cervelle qui reste avec son mec même quand il lui fait la blague de lui faire manger du caca !!!! Et si ce n’est pas un fake, on est désespéré d’autant de méchanceté gratuite et d’incapacité à voir que l’on est maltraité… surtout quand on voit le nombre de « likes » qu’il y a sous la vidéo… Et alors on réalise, une fois de plus, une fois de trop, que même si cette « maltraitance » est singée, elle est « célébrée » et fait le buzz justement parce que les images posent le doute que ce soit «pour de vrai», et ce un gars, quelque part à Londres, fait juste ces vidéos « pourries » (appelons un chat un chat) pour avoir un peu de célébrité…

c81Je suis en colère, même si je ne suis pas naïve et que je sais que le monde des Bisounours n’existe pas…

Je suis en colère sans doute parce que mon « hypersensibilité » m’impose de ne jamais oublier que notre passage sur terre est très très très éphémère et que cela paraît quand même plus logique d’y donner du sens, non ?

J’ai le souvenir d’avoir vu sur la toile une phrase qui disait dans l’idée : « que ce que l’on donne aux autres est à nous pour toujours », et cela me paraît tellement vrai… même et surtout si on donne du «caca »… non ?
Barque sur la DordogneAlors je termine, avec un peu d’espoir dans le cœur, ce billet d’humeur, en me réconfortant du fait que toutes ces personnes qui manquent de respect à autrui et maltraitent sans vergogne, et parfois sans avoir conscience de le faire, chargent leur « barque de vie » de « caca » et qu’un jour il faudra bien qu’ils « nettoient » pour continuer à avancer 😉

A bon entendeur…

@aludv

Pour de vrai ? Opposer les entrepreneurs aux salariés, est-ce bien raisonnable ?

Je n’ai pas pris le temps d’écrire depuis quelques semaines, trop de boulot, de cogitations, pas assez de temps « libre » pour traiter les nombreux sujets que je mets de côté en vue d’écrire des articles… Il y a des périodes comme ça où l’on écrit plus pour les autres que pour soi… (en même temps c’est un peu aussi ça mon boulot 😉

284792_226459944064761_5413621_nMais aujourd’hui je sors du bois, comme l’on dit !
Pourquoi ? Parce que je vois trop de publications ces derniers jours (autant venues des médias, politiques, syndicats, entrepreneurs, salariés), où j’ai l’impression que l’on parle en mon nom, où l’on se permet de faire des généralités banales sur les « entrepreneurs », et surtout on leur oppose les salariés !

Pour de vrai ? C’est ainsi qu’en ce début de nouvelle année, pleine de promesses sur notre soi-disant envie de construire un monde en Paix, on pense fédérer les gens ?! Mais c’est quoi la paix ? Juste vivre dans un pays où l’on ne risque pas de se faire tirer dessus quand on boit un coup en terrasse, ou aussi un pays où l’on évite d’opposer les citoyens les uns aux autres, en comparant leur religion, leur couleur et la façon dont ils gagnent leur vie ?! Voir même plus… un pays où l’on oeuvre pour le vrai vivre ensemble !?

J’ai été salariée et je suis aujourd’hui entrepreneure. Et j’ai monté ma première boite tout en étant salariée – joie de la double vie 😉
D’un côté je suis gérante bénévole d’une entreprise, petite certes, mais qui a le mérite d’exister depuis 7 ans et qui rémunère tous les mois une apprentie et une de mes associée (et certains mois nous arrivons à faire qu’elle puisse toucher son salaire en entier !). Une activité qui nécessite parfois que l’on ré-injecte de l’argent, parce qu’on n’a pas encore emprunté aux banques, pour plus de liberté à la clé 😉
Capture d’écran 2015-09-11 à 19.50.02De l’autre côté, je suis consultante, depuis 4 ans, totalement à mon compte, c’est à dire avec zéro visibilité à 3 mois, des fois à 15 jours, avec des mois où ça va bien et avec des mois où je me dis qu’il va falloir un miracle pour payer mes charges…

970385_622809947763090_264791578_nParce oui ! Ça c’est une vraie réalité, quand on entreprend, on paye plein, beaucoup, trop, de charges et c’est souvent l’incapacité de payer les charges qui fait déposer le bilan à de nombreuses entreprises, petites ou grandes… Et là on peut se poser la question : Comment soutient-on les entrepreneurs qui ont au minimum le courage de créer leur propre emploi ? Et qui ne toucheront pas le chômage en cas de faillite ?!

En aucun cas, et même si aujourd’hui j’ai l’impression que j’aurai beaucoup de mal à redevenir « salariée » (sauf pour un job de folie !!), je ne souhaite pas que l’on compare ma situation à celle d’un salarié, pour dire que ma vie est plus difficile que la sienne !

Arrêtons avec les généralités, s’il vous plait !

10500241_784037611640322_4280507730467081506_nJe ne sais pas de quoi sera faite ma vie dans 3 mois, parfois j’échelonne le paiement de mes charges, parfois je les paye cash, parfois j’ai l’impression que certaines missions ne sont pas à la hauteur de ce que j’avais espéré faire comme travail en étant freelance, car quand il faut « manger » on accepte parfois des contrats où la liberté recherchée au départ n’est pas hyper présente… mais j’ai choisi ! J’ai encore ce « luxe », cette impression que c’est moi qui décide…

Pourquoi faudrait-il classer les gens sur une échelle partant de celui (en bas) qui a une situation difficile, jusqu’à celui (en haut) qui a gagné au loto et qui passe ses journées dans sa piscine ?

La Vie, avec un grand V, est difficile…
– des jours pour moi, qui ne sait plus comment expliquer à l’Urssaf que c’est pas le fait de payer en 6 fois qui va changer le fait que je ne vais pas pouvoir payer tout court, car un client m’a planté.
– des jours pour mon mari et mon fils, qui me reprochent de travailler aussi le week-end car le paiement de la TVA n’attendra pas ou parce que le client « casse bonbon » a décidé d’avancer de 10 jours la fameuse réunion de rendu, parce qu’il a le Conseil d’Administration aux fesses…
– des jours c’est pour les agriculteurs, blindés de dettes
– des jours c’est pour un cadre supérieur qui touche certes 4000€ par mois, mais qui travaille avec un chef « pervers narcissique » qui réussira à le conduire doucement mais sûrement au burn out
– des jours (beaucoup de jours) c’est pour tous ceux qui travaillent à la chaine, qui travaillent la nuit, qui travaillent juste parce qu’il le faut et pas parce qu’ils font quelque chose qui leur plait
– des jours c’est pour ceux qui ne travaillent pas ou plus, et qui ne savent plus comment faire pour avoir de nouveau le droit d’être considérés autrement que comme des fainéants… Comme si être au chômage ou au RSA était un plan de carrière !
10314741_733924616651622_1432881239548480849_nLa Vie est un chemin où nous allons tous devoir relever de nombreux défis, et composer avec notre propre angoisse, elle est souvent nourrie par la peur des autres, et pleinement arrosée par les médias qui cherchent tous les jours à faire le buzz avec la petite phrase de l’un ou de l’autre, des politiques qui se débattent comme ils le peuvent (ou pas) dans un monde, qui change tellement vite que la solution du lundi ne peut plus s’appliquer le dimanche d’après…

67987_658032824240802_228263557_nEntreprendre est un état d’esprit, et c’est bien pour cela qu’il existe aussi des intrapreneurs (des salariés qui entreprennent au sein de leur entreprise), tout comme il y a des chefs d’entreprises qui n’osent aucun changement, et qui utilisent, dans le mauvais sens du terme, leurs salariés.
Entreprendre c’est aussi porter un projet, même associatif, et le mener à terme.
Entreprendre c’est avoir envie de donner vie à ses idées ou à celles des autres, et être prêt à se « défoncer » pour le faire.
Entreprendre, c’est avoir envie de changer le monde…
Enfin, ce n’est que mon humble avis 😉

Ah oui aussi ! J’en ai assez qu’on oppose encore en 2016, les entrepreneurs – soi-disant à droite, aux salariés – forcément à gauche. Pour de vrai ? Alors que l’on constate qu’il n’y a quasiment plus qu’un seul objectif : bloquer la montée du FN, être de gauche ou de droite, est-ce encore d’actualité ?
10559670_855586011152148_4008580775123718977_nA mon avis, nous sommes rentrés dans une ère où le plus important c’est de savoir si on est capable de créer de la valeur (des sous, quoi) tout en créant et respectant des valeurs (des bonnes).
Plus que de savoir si l’autre est de gauche ou de droite, si je dois « entreprendre » avec lui (ou elle) je vais d’abord m’assurer qu’il a du cœur, de l’humanité et qu’en alliant nos forces, nos idées, notre créativité, on va faire naitre quelque chose de beau et d’utile.

Xavier Bertrand pose à l'occasion d'un entretien avec le Figaro Paris le 10/01/2014 Photo François Bouchon / Le Figaro

Alors, je suis disponible, dans l’absolu, pour échanger avec Xavier Bertrand, nouveau Président de la région Nord-Pas de Calais-Picardie (parce je travaille entre Paris et Lille et que je vis en Picardie), d’ailleurs je lui ai déjà dit ici, et comme il nous l’a confirmé : la campagne des régionales 2015 a changé à jamais sa façon de faire de la politique et le NPDCP sera un territoire-laboratoire où nous allons tous ensemble expérimenter comment améliorer notre situation, celle de tous… Xavier, c’est quand vous voulez !
Emmanuel-Macron-pret-a-ecrire-un-livre-pour-expliquer-pourquoi-il-est-de-gaucheEt je suis dispo aussi pour rencontrer Emmanuel Macron.
Monsieur le Ministre… Je vous le dis, au départ j’ai voulu ressentir votre phrase (qui buzze) « Les entrepreneurs ont des vies bien plus difficiles que les salariés » comme une façon un peu maladroite de nous dire à nous les petits entrepreneurs que vous saviez qu’on existe… Et en même temps je suis perdue parce qu’il semble que Nicolas Dufourcq, président de BPI France aurait dit exactement la même phrase… Bref qui dit quoi ? (pour de vrai)… Et qui connaît véritablement le quotidien des entrepreneurs ordinaires ? Et peut se permettre de dire que les uns souffrent plus que les autres ? En voilà des questions…
Du coup, si vous êtes un peu disponible pour échanger avec une serial entrepreneure qui n’est pas cotée en bourse, qui n’a pas un chiffre d’affaire annuel à 7 chiffres mais qui vit l’entrepreneuriat au quotidien et qui a 12000 idées dans la tête, je trouverai du temps avec plaisir 😉

Je rêve d’un pays où l’on encouragerait tous et chacun à réaliser ses rêves, à entreprendre, et ce, que l’on soit indépendant, salarié (du secteur privé ou public), chef d’entreprise ou chercheur d’emploi…
Je rêve d’un monde où l’on soutiendrait les rêveurs, car ne dit-on pas que l’utopie c’est un rêve qui n’a pas encore été réalisé ?
Nous sommes des millions, nous avons des idées, des envies… Je nous souhaite un monde où 2016 sera le début d’une nouvelle ère. Une année que l’on retiendra dans les livres d’histoire, comme l’année où tout a basculé, où les hommes et les femmes ont cru en leur humanité et leur pouvoir à changer les choses, en mieux !
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Bonne année !

Xavier, Emmanuel, On prend rendez-vous ? 😀

@aludv

Soyez inspirant : Partagez comment vous créez un monde meilleur grâce à de « petites » actions !

Chaque jour nous pouvons faire le choix de ne pas être indifférent à notre environnement.
Sourire à son voisin, engager la conversation avec un inconnu, dire bonjour aux personnes qui croisent notre chemin…

Nous pouvons décider de voir nos différences comme un moyen d’enrichir la société, nous pouvons faire le choix de la non-violence, nous pouvons faire le choix d’aller vers l’autre et nous lancer, chaque jour, des petits défis pour construire un monde en paix.

Et si nous utilisions la puissance des réseaux sociaux pour partager ces petits moments, ces petites actions qui nous font faire chaque jour un petit pas de plus vers la paix ?
Capture d'écran 2015-11-22 00.57.46 - Version 2Pour inspirer, partagez les vôtres avec #builapeacefulworld
Facebook : https://www.facebook.com/buildapeacefulworld/
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Tous ensemble, nous pouvons y arriver !

Comme tous, le vendredi 13 novembre, j’ai eu un choc… Un choc qui m’a rappelé à quel point il est important d’être fidèle à ses valeurs, à quel point il est nécessaire et urgent d’agir pour contribuer, comme nous le pouvons, à construire un monde où les petits gestes qui font de nous des êtres humains ( dans le bon sens du terme) prendraient plus de place que les messages de haine…

J’en parlais dans cet article jeudi, j’étais en overdose d’être confrontée à toutes les réactions de haine qui se vomissaient sur la toile.
Que faire ? Eteindre l’ordinateur et ne plus aller sur internet ? Ne plus regarder la TV ?… ou… décider d’agir avec mes tous petits moyens…

Avec une amie qui avait la même envie, et qui vit au Quebec, on s’est fait des skype, on a fait de la veille… et nous avons chacune décidé de passer à l’action, chacune de notre côté tout en faisant des interactions entre nos 2 envies.

Mon envie, mon action, c’est #buildapeacefulworld. Avec une page Facebook, des comptes Twitter, Instagram et Pinterest, donner envie aux gens de partager quelles sont leurs actions quotidiennes qui, pas après pas, contribuent à construire un monde en paix… que se soit au boulot, dans la vie de tous les jours, dans leur famille, avec leurs voisins…
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Parce que oui, le concept de « Paix Mondiale » ça fait un peu grand, un peu inaccessible, un peu « pas à notre portée »… et pourtant, j’en suis persuadée, c’est nous, les citoyens du monde, qui avons le pouvoir de changer les choses, en nous changeant peut-être d’abord nous-même…

A l’heure où les photos de profil, sur les réseaux sociaux, redeviennent des visages, à l’heure où nous retournons à la vie, parce qu’elle continue… c’est ma façon à moi de battre le fer (le faire) pendant qu’il est encore chaud… M’engager à #buildapeacefulworld en partageant mes actions quotidiennes, en relayant l’information positive sur les réseaux sociaux.
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Et si cette initiative ne « prend » pas ?… J’aurai juste été fidèle à ce que j’avais envie de faire, j’aurai essayé…

Si vous vous reconnaissez dans cette action, alors… Come on and share 🙂

@aludv

Respirez (have a break)… Inspirez (vous)… Créez !

Je partageais avec vous, ici, une vidéo de Cédric Villany, où il fait part de sa recette pour faire naître les idées. En me souvenant d’un passage, où il raconte qu’un célèbre mathématicien a trouvé l’inspiration en se promenant au bord d’une falaise, j’ai eu envie de partager avec vous une nouvelle fois sur la thématique de la créativité et plus précisément de ces moments de « lâcher prise » qui la favorisent.

La créativité est en nous, il est impératif d’en être persuadé. Si, si, si, si, nous en avons tous la capacité ! Seulement, le rythme de nos vies, parfois (euh..souvent) intense, cadencé, cadré par des « todolists » à cocher, nous empêche de consacrer le temps qu’il nous faudrait pour faire un break, lâcher prise, sortir du chemin… et laisser le temps à notre cerveau de vagabonder, faire des rapprochements et des connexions (celles du genre : « bon sang, mais c’est bien sûr ! »).

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Quand on est son « boss » et que l’on a toujours à coeur de donner le meilleur de soi pour satisfaire ses clients (pour les accompagner dans le développement de leur projet et de leur idée), il n’est pas toujours évident de penser, aussi, à s’accorder du temps pour faire grandir son projet personnel (de vie, d’entreprise), prendre du recul et renouveler sa boite à idées !
Parce que oui, je l’avoue ;), je kiffe tellement le moment où je trouve la bonne idée pour mon client, que j’ai tendance à stocker celles qui me concernent dans un sas (quelque part dans mon cerveau) et si je ne « breake » pas, si je ne casse pas mon rythme, elles s’y accumulent, inachevées et prennent de la place ! Et, de fait, je ne me laisse pas le temps de les développer pour prendre le temps de savoir si elles sont bonnes (ou pas), ces idées !

C’est mon break de la Toussaint qui m’a donné envie d’écrire cet article…
J’ai eu la chance de partir à Berlin quelques jours en famille, mais avec mon ordi parce que j’avais des choses à faire (!)…
IMG_2445 La découverte de cette ville remarquablement hétéroclite, les heures de marche pour la sillonner, ont eu raison de ma décision de travailler à distance… Entendez par là que, pendant 5 jours, je n’ai pas ouvert mon ordinateur ! (oui, évidemment les mails étaient accessibles sur mon smartphone ;))…
IMG_2460J’ai ainsi redécouvert, au bout de 2 jours, que je permettais à mon cerveau de réfléchir différemment, même si je n’étais pas derrière l’écran de mon ordinateur, j’ai été productive. J’ai libéré de l’espace sur mon disque dur interne-personnel et j’ai clairement avancé sur les projets en cours, les miens et ceux de mes clients. J’ai travaillé différemment…
Ces moments à marcher, découvrir, (dans un pays dont je ne comprends pas la langue), m’ont permis un rangement interne de mes données, sans même que je m’en rende compte. Après ces quelques jours, je suis rentrée chez moi un peu « saoule », comme on l’est après avoir pris le vent de face lors d’une virée en mer et que l’on retrouve la terre ferme.

Je me suis promis d’aménager mon emploi du temps pour créer de la place à ces « break » et puis la vie a repris trop vite son cours (qui court…).
Alors, telle une rebelle (si, si, je suis une rebelle), hier soir, j’ai écrit ce billet pour planter la graine de la « breakitude » dans ma vie !
C’est un défi qui vous branche ?

IMG_2479Nous serons/sommes dix fois, vingt fois plus créatifs pour nos vies, dans nos jobs, si nous nous accordons régulièrement le temps d’un « reboot », et pas seulement quand on est sur les rotules (en général à ce moment là, c’est trop tard).
Mes « reboots » je me les crée justement en écrivant ce genre de billet sur mon blog. Je l’ai déjà dit plein de fois, et notamment ici, écrire me permet de recharger mes « accus » sans doute parce que c’est un moyen pour moi de libérer de l’espace, pour y faire naître de nouvelles idées 😉

IMG_2518Marcher, courir, danser, écrire, coudre, jardiner… Nous avons chacun notre façon de faire un « break intellectuel ».

Faisons confiance à notre cerveau, il travaille sans arrêt sans nous le dire, sans que nous lui en donnions l’ordre… Alors faisons-nous confiance, nous n’en serons pas moins efficaces au travail, au contraire !

Accordons-nous des « Respirations » afin de retrouver « l’inspiration » et optimiser notre créativité 🙂 Prenons de la hauteur !

@aludv

En photos : Je vous présente Berlin 😉