Retour de coaching

Avoir une multitude d’idées et prendre conscience que l’on a de l’intuition, cela peut vous permettre d’être utile aux autres,  et aussi de ne plus être en frustration -quasi permanente- de n’avoir pas assez de temps pour donner vie à toutes ces idées, ces envies, qui s’invitent sans préavis dans votre esprit.

Un jour, je ne sais plus quand exactement, j’ai « compris » que les gens venaient souvent à moi pour me demander avis et conseils. Un jour, j’ai compris que j’avais ce « sens » qui permet de mettre son intuition et son expérience au service des projets d’autrui. Un jour, j’ai réalisé à quel point j’aimais cela, à quel point je me sentais à ma place dans cette posture « d’éclaireur », à quel point cela me ré-générait de voir les yeux de mes interlocuteurs s’agrandir de satisfaction quand ils ressentent que j’ai compris leur projet et que je les « aide » à y voir clair sur la direction à prendre ou dans la façon de présenter leur « bébé ».

C’est ce que j’ai vécu vendredi dernier… Rentrer dans un nouvel univers, me concentrer jusqu’à en être presque imprégnée tout en gardant « l’œil extérieur », rencontrer de belles personnes pleines d’espoirs et d’envies, et partager ensemble l’un de ces moments magiques où l’on pourrait s’exclamer « Bon sang mais c’est bien sûr ! » quand on a trouvé quel est le bon chemin à emprunter pour le moment, sans pour autant lâcher la vision globale du projet. Quel Kiff !!
J’ai demandé à Caroline et Christophe, quel avait été leur ressenti… Je n’ai pas été déçue…  plutôt énormément touchée d’avoir ce retour si « wouah » !
Comme le bonheur ça se partage, je le fais ici 🙂

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« Tant de choses à dire, par quoi commencer ?

Anne-Lucie, c’est :

– une perception remarquable : à peine notre projet présenté, elle a immédiatement cerné la problématique, compris nos attentes, deviné nos interrogations….et répondu à tout, et bien au-delà !

– une disponibilité intellectuelle totale : concentrée sur le projet, le monde aurait pu s’écrouler autour de nous, elle aurait continué à penser, réfléchir, triturer les méninges, trouver les bonnes approches, imaginer de nouvelles perspectives

– un don de soi entier : peut-on parler d’empathie ? En tout cas, elle a parfaitement compris ce que l’on attendait, nous avions l’impression qu’elle cheminait dans nos têtes, embarquée avec nous sur le même bateau, et qu’elle faisait partie de l’aventure.

– le partage de son expérience, l’ouverture de nouveaux horizons, des idées plein la tête, le recadrage de ce qui dévie, du temps consacré sans compter, un échange direct et précis, sans détour, une bonne humeur communicative, un dynamisme remarquable, un optimisme à toutes épreuves : voici pêle-mêle les différentes qualités humaines et professionnelles que nous avons pu apprécier, et on en oublie certainement ! Tant mieux, cela permettra aux témoignages suivants de pouvoir ajouter ce que nous avons certainement oublié.

Pour conclure : Anne-Lucie, MERCI !!! »

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Si vous aussi, vous avez des projets, des idées, plus d’idées, des envies, des questions, trop de réponses… Avec ma formule magique :  Tête d’ampoule et 7ème sens, je serais ravie de vous accompagner un bout de chemin !
• Une vision extérieure pour ordonner, structurer, organiser vos idées
• Un soutien pour faire naître votre projet
• Un accompagnement pour valoriser au mieux l’imagination de vos collaborateurs et renforcer  le potentiel créatif de votre entreprise
• De nouveaux concepts pour créer ou re-booster votre business
• La clarification de vos envies pour re-trouver votre chemin
• L’acquisition des réflexes qui vous permettront de re-connaître votre intuition et de vous en servir au mieux
• La libération, l’acceptation de votre créativité pour  l’utiliser en confiance
• Un accompagnement pour identifier les tendances innovantes liées à votre activité
#intuition #spontanéité #curiosité #openmind

On se contacte ?

Rencontrer, écouter, rédiger, partager…

10, c’était bien 10 pour décider de partager cette aventure !
Mais quelle aventure ? Celle où je fais l’interview de belles personnes avec des métiers passionnants et surtout où je m’efforce au maximum d’être fidèle à leurs propos… et apparemment ça marche car les retours sont explicitement positifs !

Ce mois de février, c’était la 10ème édition de Il fait bon voir… une infolettre pensée pour et par De la suite dans les images, à l’attention des responsables de salles obscures et de tous ceux qui s’intéressent à la création cinématographique et audiovisuelle des Hauts-de-France.
C’est un outil pour en savoir plus sur ce qui se trame dans les territoires : rencontres avec les publics, sorties prochaines, tournages en cours, auteurs à pied d’oeuvre, …
C’est un moyen de prendre date avec ce qui se présente à court terme comme avec ce qui est plus lointain, mais fera l’actualité.
C’est une proposition pour mieux connaître les talents et compétences qui s’expriment dans la région.
Et c’est le bon plan pour voir comment De la suite dans les images apporte son soutien à la diffusion des oeuvres aidées, en particulier les longs métrages de fiction, documentaires et d’animation.

Pour faire simple, je gère de A à Z l’édition de cette newsletter et je kiffe absolument d’aller à la rencontre de ceux dont je « tire » le portrait. Evidemment, il y en a que je connais déjà avant de les interviewer (le monde de l’audiovisuel est petit quand on évolue en son sein depuis 20 ans 😉 )

En 10 numéros, j’ai eu la grande joie d’interviewer :
Marine Place – Réalisatrice
Florence Masure – Comédienne
Christine Duquesne – Directrice de casting
Yohan Laffort – Réalisateur
Frédéric Pinelli – Conseiller au Pôle Emploi Spectacle
Eric Deschamps – Producteur associatif
Agnès Raymond-Bertand – Chargée de mission audiovisuel & numérique
Christine Gaymay – Régisseur général
Arnaud Demuynck – Auteur, réalisateur et producteur
Guillaume Morel – Producteur et Distributeur
Samuel Quiquempois – chargé d’actions Cinéma Jeune Public 
Lionel Raepsaet et Maxime Catteloin – Musiciens
Axel Dumasy – Chef machiniste
François Derquenne – Directeur des affaires culturelles
Stéphane Pezerat – Comédien
Florence Domange – Directrice Office Jeunesse
Fabien Jankowiak – Repéreur
Tom Weil – Fondateur de Skilleezee
Louisette Faréniaux – Cofondatrice de l’Acharnière
Michel Masiero – Comédien
(pour lire l’article qui vous intéresse, cliquez dessus !)

Et outre le plaisir de mettre le talent d’autrui en valeur, ce qui est fort sympathique également, c’est d’avoir des remerciements en retour !

Merci pour ce bel article ! Ça fait plaisir d’être bien écouté… souvent les journalistes ne restituent pas correctement les propos. Bravo !
C’est très bien, surtout très clair ! On ressent, à cette lecture, le souci pédagogique de donner du sens et de bien faire comprendre les données du sujet. Bravo !
Merci pour votre boulot !
Merci pour l’itw, c’est Top !
Merci beaucoup et bravo, tu as réussi à dire clairement ce que je t’ai baragouiné, ça m’épate. Merci d’avoir magnifié mes dires.
Merci, c’est un super boulot 🙂
Merci d’avoir retranscrit la passion de mon métier.
Merci beaucoup, c’est très bien et très complet ! C’est vachement intéressant, ce que j’dis… 🙂 C’est beau ! Je crois que tu as mieux compris notre boulot que beaucoup ! Merci, c’est très valorisant un tel regard !
Merci pour ton article que je trouve très à mon goût 🙂
Bravo pour ton écriture, et pour ce portrait. Je m’y reconnais !

Bref, le genre de mission qu’il fait bon vivre !!!

Donner de la voix !

Le saviez-vous, les comédiens de la région Hauts de France excellent aussi derrière le micro !

Voilà environ 8 ans, l’activité de doublage en région s’était quasiment arrêtée. La fermeture du studio géré par Nao ! – Colégram, où j’ai eu l’opportunité d’être Directrice de production et Artistique pendant plus de 10 ans, avait considérablement réduit l’activité dans ce domaine, pourtant florissante en son temps. En effet, un nombre important de documentaires, séries, téléfilms, films d’animation et films, doublés en région, ont été diffusés sur de nombreuses chaînes, de TF1 à Canal+, en passant par France Télévisions et M6, sans oublier celles que proposaient les différents « bouquets » satellite…

Plusieurs comédiens de la région ayant fait leurs premiers doublages dans la métropole lilloise sont d’ailleurs aujourd’hui plus que sollicités dans les grands studios de la capitale !

Il semblerait que de bonnes nouvelles soient à prévoir pour les mois et années à venir car les studios Lylo ont décidé d’implanter, après Paris et Bruxelles, un de leurs studios sur La Plaine Images à Tourcoing, afin de profiter du talent des comédiens résidant aux alentours !

A la fin du mois de janvier dernier, un méga casting a été organisé dans le but de trouver les voix d’une prochaine série animée pour France Télévision, réalisée et produite par Ankama, et de référencer une première partie des comédiens qui maîtrisent l’exercice spécifique du doublage !

J’ai eu l’occasion de co-diriger ce casting, qui a permis de mettre en valeur des comédiens avec qui j’ai partagé le studio et le micro de nombreuses années ! Malgré le rythme de folie de ces 2 jours, plus de 50 comédiens auditionnés (!), j’ai eu le plaisir de partager cette aventure avec la généreuse et pétillante Marie Bureau, Directrice Artistique et Casting sur Paris.

Il ne reste plus qu’à attendre les retours d’Ankama, puis de France Télévision, sur les voix qui leur ont été proposées… Quel suspens !

Article écrit et publié sur le site de De la suite dans les images

Le super pouvoir des émotions !

Andréa Bescond et Eric Métayer ont un super pouvoir… celui de faire naître en nous une émotion (euh non… des émotions) que vous êtes obligés de ressentir et d’exprimer !

J’ai vu Andréa Bescond dans « Les chatouilles ou la danse de la colère », Molière du meilleur seule en scène 2016, mise en scène par Eric Métayer.
J’ai vu « Piège Mortel », mise en scène par Eric métayer.
Je viens de voir « La leçon de danse » interprétée et mise en scène par Andréa Bescond et Eric Métayer… et il y a, pour moi, entre ces trois spectacles un point commun : Tout est savamment orchestré pour que le spectateur se re-connecte directement avec son cœur !

Avec ces 3 spectacles, j’ai ri avec mon « rire d’enfant », j’ai éclaté de rire, j’ai dû contenir des fou-rires, j’ai été émue au point de ne pas pouvoir retenir mes larmes qui étaient autant de joie, que de compassion, j’ai du contenir mes sanglots…

Depuis la scène, aussi bien en tant qu’interprète que metteur-e en scène, Andréa et Eric, vous imposent une règle : Ici, on ne triche pas !

Dans « La leçon de danse », qui se joue encore jusque fin décembre au Théâtre de l’œuvre, leurs personnages, Senga et Adémar, au travers de leur histoire, vous amènent à la rencontre de vous-même, vous rappellent qu’il est bon d’aimer l’Amour, la Bienveillance et d’oser s’aimer soi-même, aimer les autres, avec toutes les différences et les talents qui composent chaque être humain.

Si jamais la vie-qui-va-vite, le rythme métro-boulot-dodo, la fatigue automnale, etc… vous donnent l’impression que vous avez perdu votre humanité… vous avez jusqu’à la fin du mois de décembre pour vous y re-connecter ! Senga et Adémar vous montrent le chemin pour retrouver celui de la Vie… doucement, simplement, sincèrement et généreusement ! Courez-y !

Pitch de la pièce :
« Tout pourrait séparer Senga et Adémar…
Ils sont chacun aux extrémités d’un grand écart social et culturel jusqu’à ce qu’une leçon de danse les fasse se rencontrer. Elle, danseuse qui ne peut plus danser, lui, scientifique autiste qu’on ne peut pas toucher.
« La leçon de danse » c’est l’histoire de ces deux personnalités singulières, drôles, blessées, mais avant tout, vivantes ! Une comédie romantique et humaine, drôle et pétillante où l’onirisme transporte le réel. »

« La leçon de danse » de Mark St Germain
Adaptation française : Gérald Sibleyras
Mise en scène et interprétation : Andréa Bescond et Eric Métayer
Lumières : Jean-Yves De Saint-Fuscien
Conception sonore : Vincent Lustaud
Décor : Olivier Hébert
Costumes : Carole Beaupoil, Affiche : Stefan Mucchielli.

@aludv

Photos ©Emilie Deville

Faire le choix du bon choix, ici et maintenant…

Le temps file et se défile…
La vie, imprévisible peut s’arrêter du jour au lendemain… mais on l’oublie et on remet à demain ce qui nous tient à cœur, nos réflexions intérieures, l’écoute de nos besoins, de nos désirs, de nos envies. Parce qu’on n’a pas le temps, parce que c’est pas le moment…

Procrastiner pour déclarer ses impôts, sa TVA, réviser ses exams… c’est sans doute ce que beaucoup d’entre nous font sans même y réfléchir. Est-ce sans y réfléchir aussi que nous ne passons pas ou peu à l’action du côté de réalisation de nos idées, de la valorisation de notre potentiel ? Sommes-nous toujours en accord avec nos actes et nos décisions ?

Décider de l’être demande un effort permanent… car beaucoup de choses dans notre environnement nous renvoient que ‘ce n’est pas le moment’, ‘est-ce vraiment raisonnable ?’
Notre éducation, l’attitude à avoir en société, notre inconscient, nous encouragent sans cesse à rester prudents. Sans doute a-t-on développé ces automatismes de protection pour de bonnes raisons…

Comme j’en parlais déjà ici en partageant le talk de Tim Urban, la dead line existe bien, elle est réelle : c’est la fin de notre vie. Et quand c’est fini, c’est fini !

Croyez-vous que nous sommes en vie pour ne pas accomplir notre mission ? La ‘vraie’ je veux dire…
Croyez-vous que vous ne devez pas exploiter, savourer, partager vos nombreux talents ?
Croyez-vous que nous ne sommes pas là pour ne pas être profondément bienveillants, notamment avec les gens que nous aimons ?
Croyez-vous que nous avons tant de temps que cela ?
Est-on profondément si persuadé que demain existera ?

Une des raisons pour laquelle la vie est magique, c’est que l’on ne sait pas quand elle s’arrêtera. On ne connait pas la date de fin. Pourtant, le simple fait  de l’imaginer le plus tard possible nourrit notre illusion que nous avons le temps… Le temps de nous mettre au dessin, le temps d’écrire notre roman, le temps de dire à son conjoint qu’on l’aime, le temps de s’offrir ce voyage dont on rêve depuis si longtemps, le temps de créer sa boîte…

Nous vivons dans une société qui ne regarde pas la fin en face, qui ne regarde pas la mort en face, qui redoute la séparation… Façon autruche, nous mettons notre tête dans le sable, pour ne pas voir ce dont nous avons sans doute finalement le plus peur et nous ne faisons pas de cette peur notre alliée. Nous ne faisons pas (ou trop peu) de cette terrible évidence un moteur pour nous accomplir pleinement et contribuer à changer le monde, chacun à sa façon.

Les enseignements bouddhiques proposent de comprendre la mort pour mieux apprécier la vie… pour ne pas passer à côté… l’issue étant inévitable !

Bien sûr il est difficile d’imaginer que nous pourrons réaliser tout ce qui nous tient à cœur, et c’est bien normal… cependant la vie est impermanence, pleine de surprises et d’imprévus qui ouvrent bien souvent des voies que nous n’aurions pas oser espérer.

La vraie question à nous poser quand nous menons une action, quand nous sommes face à un choix, ne devrait-elle pas être :
« Suis-je bien en accord avec mes valeurs, avec qui je suis, en posant cet acte ? »
et même encore :
« Si il m’arrive quelque chose aujourd’hui, si je meurs aujourd’hui, quel choix ne vais-je pas regretter d’avoir fait ? »
Notre bucket list sera certainement encore bien longue au moment du départ final. Mais, le sera-t-elle parce que nous avons, à chaque fois, repoussé de passer à l’action ou parce que nous débordons d’envies, d’idées et de projets ?

Même s’il est bien nécessaire de devoir accomplir des tâches plus ou moins fun, aussi souvent que la vie me le rappelle, je me m’interroge sur ce qui est essentiel pour moi, maintenant, dans l’instant. J’essaye de vérifier si je fais ce que je souhaite faire… Si jamais ma vie s’arrêtait demain, aurais-je été en accord avec moi-même ? Et bien souvent la décision, même si elle n’est pas forcément la plus sage, la plus simple, me rassure car je ressens profondément que je suis sur le juste chemin, celui de MA vie.

« J’ai à faire pour ma vie future comme si je n’allais plus vivre demain » – Mahmoud Darwich, poète palestinien.

@aludv

Quand je participe au projet photographique de Pauline Le Pichon

Ça y est, nous sommes officiellement en été ! La période estivale commence et avec elle des occasions de s’accorder du temps et de prendre le temps de rencontrer sa créativité.

J’ai dernièrement ressenti le besoin de me reconnecter très profondément à ma part créative. Quand on encourage les autres à être créatifs, quand on les soutient dans leur créativité, quand votre créativité se met au service des projets d’autrui, arrive le moment où vous devez de nouveau expérimenter, juste pour vous, ce que votre cerveau est capable de « sortir » et d’inventer.

A l’occasion des jours fériés qui se sont succédés en mai et juin, je me suis lancé un défi que je vous conseille. Choisissez au hasard dans un dictionnaire, 3 mots et inventez une histoire où votre seule obligation est d’utiliser ces 3 mots… Laissez-vous guider par votre créativité et savourez la magie !
Moi qui écris très souvent pour les autres, j’ai redécouvert le plaisir simple d’inventer, de ne pas avoir de cadre ni de limites, de créer en toute liberté ! Ecrire de la fiction est un exercice qui s’avère passionnant car il vous permet de tout sortir, pourquoi pas de vous découvrir aussi et de tout utiliser : vos idées, votre vécu, vos envies, comme si vous entriez dans une dimension où tout est utile !

C’est entraînée par cet exercice que j’ai accueilli la proposition de Pauline.
Pauline Le Pichon est photographe. C’est lorsque que je coordonnais et animais le Concours Jeunes Talents pour Pictanovo, de 2013 à 2015, que nous nous sommes rencontrées, car Pauline y a participé 2 fois. En 2013, son projet Le Journal a été parmi les nominés et en 2015, son projet Dialogues et Interstices  avait fini parmi les 8 finalistes.

Depuis quelques semaines, Pauline a démarré une nouvelle série de photos « Fais comme chez toi ». Voir la photo 1 – Voir la photo 2 

« Vous vous rendez chez un ami et il vous dit « fais comme chez toi ». Par cette invitation, il vous propose de vous approprier son habitat de différentes façons possibles (s’assoir sur un canapé, se servir un verre par ex) tout en respectant certaines limites. Dans ce projet pluridisciplinaire, j’ai souhaité me servir de cette formule de politesse afin de questionner une nouvelle fois la dualité entre vérité et fiction. »

2 étapes majeures dans le process de création de cette série :

1 – Aller prendre des photos des intérieurs.
« J’ai demandé à mes amis et connaissances qui accepteraient de m’ouvrir la porte de leur intérieur le temps de quelques prises de vues. Je photographie des traces de leur présence. Si mon rendez-vous chez cette personne est planifié, le rendu photographique quant à lui demeure un vrai mystère puisque je fonctionne uniquement à l’instinct. Cette façon de procéder m’amène donc à photographier des affiches abimées comme des vêtements trainant sur un sofa. Ce travail photographique, à l’instar de celui de Sophie Calle, est sur- tout de l’ordre du constat et de l’observation d’une réelle part d’intimité.
Je ne cherche pas à ouvrir des tiroirs fermés, ni à fouiller dans un tas de papiers. Je souhaite me restreindre à ce qui se présentait devant moi, et cette restriction, fait écho, pour moi, à ce « Fais comme chez toi » que l’on ne prend jamais totalement au pied de la lettre. »

2 – Inviter des personnes à écrire un texte que leur inspire la photo.
« Je propose à d’autres personnes d’écrire quelques lignes selon une image que je leur envoie. Je fais en sorte que les personnes qui m’ont laissé venir photographier leurs présences ne soient pas intimement liées aux personnes qui écrivent, ce qui permet à ces derniers d’avoir le plus de recul possible. Hormis le fait que je souhaite quelque chose de « réel », je ne donne que très peu de consignes. »

« Ce processus créatif me permet de questionner une nouvelle fois nos rapports aux apparences puisque les écrits coïncident rarement avec la vérité qui se cache derrière l’image.
Le spectateur est ignorant de tout cela et ne peut donc pas savoir ce qui est réel et ce qui est faux voire même savoir si tout est réel ou si tout est faux… »

Vous l’aurez compris, Pauline m’a envoyé une photo et demandé d’écrire un texte.
Ci-après, vous découvrirez le résultat qui accompagne désormais la Photo 3 !
Un grand merci à Pauline pour cette proposition !

Ecrire une histoire d’après une photo avec laquelle vous n’avez aucun lien est un exercice de créativité que je vous conseille très vivement !

Si jamais vous avez envie de prêter votre plume à l’une des photos de Pauline, contactez-la !
Pauline est aussi sur Tumblr, Instagram, Facebook

Dés qu’elle vit le manteau, ainsi jeté sur le canapé, elle comprit que Stella était rentrée. Trois jours sans donner de nouvelles, c’était rude quand même ! Ok, elle avait proposé de la dépanner mais ça ne voulait pas dire que Stella pouvait entrer et sortir comme dans un moulin… Le parfum de Stella avait déjà envahi l’espace et on pouvait suivre sa trajectoire dans l’appart en allant de fringues en fringues. « Et en plus elle est bordélique » pensa Jane, en ramassant les affaires de son invitée qui ne semblait guère se soucier des conventions. « Oh non ! Il y a des limites, pas les sous-vêtements, merde ! », du bout des doigts, Jane saisit le string en dentelle noir de Stella et se dirigea d’un pas ferme vers la salle de bain, bien décidée à lui gueuler dessus. Elle fut stoppée net dans son élan. Elle la vit, là, sous la douche. La porte était grande ouverte. Stella était de dos et ne voyait pas Jane. La peau de Stella, couverte de bleus, laissait glisser sur elle les gouttes d’eau. Immobile, le visage levé vers le pommeau de douche pour recevoir l’eau en pleine face, Stella semblait chercher à recevoir la force de l’univers.
Jane marcha à reculons comme si cela pouvait lui permettre de faire moins de bruit. Elle déposa les fringues de Stella en boule dans un coin du salon.
Quand Stella débarqua dans le salon en peignoir, les cheveux prisonniers d’une serviette éponge, Jane fit mine de feuilleter un magasine tout en buvant son thé glacé, assise sur l’accoudoir du canapé.
Souriante, Jane lança, « Salut, ça va ? Je me suis permise de ramasser tes fringues, il y en avait partout ! », et Stella répondit « Merci, c’est cool. J’avais trop chaud, je devais filer sous la douche en urgence ». Stella se servit également un thé glacé et se vautra dans le divan comme si elle n’avait pas le corps couvert de bleus. Jane comprit qu’elle ne trouverait jamais le courage de lui en parler.

Publié sur son Tumblr ICI

Et vous ? Qu’auriez-vous imaginé ?

@aludv

Et si on s’accordait le temps de prendre de la hauteur ?

C’est pas à vous que je vais le dire… la vie va trop vite ! Pas vrai ?

Ce mois de mars a, pour ma part, été rempli, rempli, rempli… Des déplacements plus que d’habitude, de la route, de la fatigue, des dossiers à boucler (mais vite, hein ?) et voilà on se retrouve déjà le 1er avril, avec les bonnes résolutions de début d’année encore dans un coin de cerveau, pas tout à fait accessibles, parce qu’on a dû régler des trucs plus urgents… C’est la vie !

Vraisemblablement parce que j’en avais besoin, cette semaine, 2 micro-événements m’ont permis de prendre du recul :

1 – J’ai pris 5 minutes (enfin 14 minutes) pour enfin appuyer sur « play » et regarder le talk de Tim Urban. Une conférence drôle et totalement efficace qui nous explique comment ça marche dans le cerveau d’un procrastinateur/trice. Très simplement, il y explique le process, mon process, le process de beaucoup de personnes en fait…
Visionner ce talk m’a permis d’identifier, ou plutôt de me rappeler que « Oui ! Ce que l’on finit toujours par faire, c’est les choses pour lesquelles on a une date de fixée : examen, rapport pour un client, déclaration d’impôts, etc… » Et, que tout ce que nous repoussons toujours indéfiniment c’est nos projets personnels (les vrais), nos envies profondes (celles qu’on a même sans doute jamais confiées à personne), parce qu’on a pas de « deadline », ou pire, elle ne nous est pas imposée et nous devons la fixer nous même…
Pourtant, en 14 minutes, ou plutôt en 30 secondes, à la fin de son intervention, tout est là… Elle existe bien la « deadline », à nous de choisir de nous réaliser PLEINEMENT, ou pas, avant qu’elle arrive…

2 – Cette semaine, nous recevions le correspondant allemand de mon fils. Dans le programme dense de leurs activités de la semaine, l’après-midi du mercredi était prévue pour l’organisation d’une sortie à la discrétion de la famille qui reçoit. On avait décidé, avec mon mari, de s’organiser pour être disponibles tous les 2 (truc relativement exceptionnel dans notre vie bien/trop remplie) afin de vraiment faire une activité à 4. Quand est venu le moment de choisir quoi faire, on s’est dit qu’étant à 2 heures de Paris, on n’avait pas le droit de ne pas montrer à Adrian, la capitale et surtout la Tout Eiffel (dont il semblait très fan) !
Petite moue de notre ado qui exprime que « franchement faire l’aller-retour à Paris juste pour l’après-midi, c’est pas drôle »… Mais on ne lâche pas l’idée… Plus de place pour visiter la Tour Eiffel sauf à des prix exorbitants (incluant le tour de Paris en bus + croisière + tour Eiffel et encore c’est pas certain, ça dépend – blablabla)… mais on ne lâche pas l’idée…
Et là ! Dans mon cerveau de parisienne, il y a une lumière : La Tour Montparnasse ! Elle a fait partie du paysage de toute mon adolescence et pourtant, je ne suis jamais montée sur son toit !
Des billets à un tarif totalement abordable, pas de limite de temps quand à la durée de la visite, pas de file d’attente interminable… Et si on allait sur le toit de la Tour Montparnasse pour admirer Paris de tout là-haut, et voir le soleil se coucher ?
Le Kiff !!! C’est haut, c’est magnifique, il faisait beau et chaud… Une sorte de « quiétude » nous a envahi et nous a « conseillé » d’être dans l’instant. C’est, en tout cas, ce que nous nous sommes dit, avec mon mari… Là, sur le toit de Paris, sous le soleil, à imaginer ceux qui prenaient le soleil dans les parcs de la capitale, on réalisait qu’on avait débranché nos cerveaux ! Et c’était tellement BON !!

Alors oui, partir à 15h et revenir à 1h00 du mat, se faire 5/6 heures de voiture, ça fatigue (faut bien le reconnaître) mais pour être heureux, tout simplement, ça vaut le coup de s’écouter et de faire, quand même, des trucs pas très « raisonnables ».
Et, le bonheur n’étant pas égoïste, on a pu apprécié le fait que notre ado de fils avait bien aimé « quand même » et que son correspondant lui a rempli la carte mémoire de son smartphone avec des photos de la dame fer… Bref, ils étaient heureux ! Et ça aussi, ça fait du bien 😉

Bon ok, c’est pas forcément évident d’aller tous les jours, ou ne serait-ce qu’une fois pas semaine, sur le toit de la Tour Montparnasse, je le reconnais… Cependant, on a tous un endroit pas loin de nous qui peut nous aider à connecter à ce genre de sensation, n’est-ce pas ? Le bord de la mer, la promenade en forêt, le somment de la colline…
C’est sans doute parce que ces moments sont rares qu’on les apprécie énormément… et « qu’on ne peut pas faire ça tous les jours »…
Pourtant, ce soir-là, en m’endormant, j’ai senti que ceux sont ces moments-là que je serais heureuse d’avoir vécue quand je serais au « crépuscule de ma vie »… Ces moments où il n’y a rien de spécial, si ce n’est le fait de partager ensemble quelque chose de beau (Ça m’a rappelé la fois où on était tous debout à 4h du matin pour voir l’éclipse de lune) et je me suis promis d’en prévoir beaucoup plus souvent au planning de ma vie, avant la « deadline » 😉

Et vous ?

@aludv