On dit de moi que je suis empathique, je suis même de ceux que l’on met dans la case «hypersensible»… Vous savez avec « hyper » comme pour « trop » (!)
Heureusement, avec les années, j’ai compris que cette très très très grande sensibilité pouvait être une force et non un handicap ou une « faiblesse ». Je dirais même que c’est cette « capacité » à ressentir, plus que la « moyenne », qui fait de moi une personne capable d’être, notamment dans mon job de consultante, à l’écoute de mes clients et ainsi proposer une offre réellement adaptée aux besoins, et non pas « fourguer » une seule et même méthode qui s’applique à tous !
Cette grande sensibilité me permet de voir la part d’humanité de chacun parfois cachée très très loin… et elle me permet aussi de sentir quand les choses ne sont plus acceptables, ne sont plus « correctes » comme le diraient nos amis québécois, et quand il est plus que temps de dire que l’on n’est pas d’accord !
Evidemment, j’ai appris à maîtriser cette sensibilité et à ne pas pleurer de tristesse ou de rage toutes les 2 secondes, parce qu’il y a, hélas, matière à trouver très très facilement de quoi se retourner le bide non stop, ça c’est certain !
Et malgré cela… Parfois, la cocotte est pleine. Et, partager sur mon blog est un moyen de dépressuriser la cabine, et, peut-être aussi, de me dire que ces messages, envoyés dans l’immense world wide web, trouveront ne serait-ce qu’une personne qui pensera aussi que : trop, c’est trop… !
Bref ! Je parle de moi, mais ce n’est pas ça le but ! Le but c’est de partager ici que : autant je suis convaincue que l’être humain a en lui la capacité de se sauver lui-même, et donc de sauver la planète… autant je suis atterrée de sa capacité à être « maltraitrant » envers autrui ! « WTF ! » comme l’explique ici Wikipédia.
Je ne sais pas. Peut-être que trop d’informations « identiques » ont percuté ma capacité d’analyse, dans un temps restreint, pour que j’ai envie de hurler : STOOOOOP !!
1 – Jeudi, remaniement ministériel… Jusque là, bon, vous me direz rien de neuf sous le soleil… Et là, on apprend par la presse bienveillante (humour) que Fleur Pellerin a appris seulement 45 minutes avant l’annonce « officielle » qu’elle n’était plus ministre…WTF ! Peut-on avoir aussi peu de considération pour une personne, quelle soit ministre ou pas d’ailleurs ? On se croirait dans un film américain où l’on y caricature si souvent le fait que l’on puisse, d’un moment à l’autre, être prié de mettre toutes ses affaires dans un carton et quitter son bureau sur le champ…
2 – La presse « bienveillante » (re-humour)… qui rapporte qu’en « apprenant » la nouvelle de sa fin de mandat, surprise, Fleur Pellerin a manqué de s’évanouir… parce que (quand même – la pauvre) c’est une (faible) femme. WTF ! Je ne sais pas si c’est vrai ou pas, et franchement cela ne me regarde pas, mais si Fleur Pellerin a bien été « choquée » d’apprendre qu’elle était « remerciée » – pendant la pause des débats au Sénat – alors : Youpi ! C’est un être humain et pas un robot !
Et là, seulement sur la journée du 11 février, je perçois 2 formes de maltraitance « banalisée » juste sur la personne de Fleur Pellerin : comment elle a été virée et comment la presse en parle ! Et peut-être même une 3ème avec comment les réseaux sociaux « bloquent » dessus…
3 – Samedi, je prends le temps de discuter un peu avec la maman du meilleur ami de mon fils. Et là, elle me raconte son quotidien au boulot ! WTF !
Un grand groupe qui manage ses équipes de commerciaux à coup d’e-mails «envoyés à tous», où le chef «distribue» des boules rouges ou vertes en fonction des résultats de chacun, où il dit à l’un «Bravo, c’est bien» ou «Dis donc c’est pas très très bien quand même» à l’autre, où tout le monde est infantilisé, rabaissé et mis en compétition aux yeux de tous…
Et parce qu’un jour « trop, c’est trop », la personne dont je vous parle fait « répondre à tous » et explique, factuellement, comment ce genre d’e-mail, et de management, s’apparente à du harcèlement… On la convoque dans le bureau du chef à Paris (parce qu’elle travaille en région) et on lui demande si elle ne va pas bien, si elle a pas des problèmes de santé, on essaye de lui prouver par A + B que c’est là de très bonnes « méthodes » pour « motiver » les équipes, et, parce qu’elle tient tête… on lui dit qu’elle peut partir, si elle n’a pas les épaules assez solides (après 15 ans dans la boîte, c’est sympa). Elle me confie aussi que plusieurs de ses collègues ont fait des tentatives de suicide, que d’autres se shootent au bétabloquants et antidépresseurs (en même temps !!) ou encore à la cortisone, parce qu’on leur ajoute toujours plus d’objectifs à atteindre et qu’ils sont sur les routes, pour certains, de 5h du matin à 21h… Dois-je préciser que c’est un groupe qui vend des médicaments et qui s’efforce toujours et avant tout de satisfaire l’Actionnaire ? Ici la maltraitance n’est même plus banalisée, elle est organisée !
4 – Hier, sur mon fil d’actualité Facebook (parce qu’un de mes contacts l’avait juste « liké »), une vidéo se met en lecture automatiquement (et oui, merci la nouveauté Facebook qui nous « impose » même les images que l’on souhaite pas visionner). A priori il s’agit d’un montage où l’on voit un gars qui filme sa copine, dans le titre en anglais je comprends qu’il y a un lien avec la St Valentin et je baisse donc ma vigilance… Et là… WTF !
Le gars a fait un montage de plusieurs « snapchat » où il a littéralement humilié sa petite amie (réveillée avec de la viande crue lancée au visage, avec une œuf éclaté sur la tête, un seau rempli d’eau glacée, poussée toute habillée dans le canal quand ils font une promenade, piégée à manger des excréments d’animaux et avoir un « Onion ring » en guise bague de fiançailles.
Et là on l’espère… pourvu que ce soit du «fake» ! Et puis on réfléchit un peu et là, on flippe… parce que même si c’est un fake, il y a une fille qui a accepté de jouer le « rôle » de la fille sans cervelle qui reste avec son mec même quand il lui fait la blague de lui faire manger du caca !!!! Et si ce n’est pas un fake, on est désespéré d’autant de méchanceté gratuite et d’incapacité à voir que l’on est maltraité… surtout quand on voit le nombre de « likes » qu’il y a sous la vidéo… Et alors on réalise, une fois de plus, une fois de trop, que même si cette « maltraitance » est singée, elle est « célébrée » et fait le buzz justement parce que les images posent le doute que ce soit «pour de vrai», et ce un gars, quelque part à Londres, fait juste ces vidéos « pourries » (appelons un chat un chat) pour avoir un peu de célébrité…
Je suis en colère, même si je ne suis pas naïve et que je sais que le monde des Bisounours n’existe pas…
Je suis en colère sans doute parce que mon « hypersensibilité » m’impose de ne jamais oublier que notre passage sur terre est très très très éphémère et que cela paraît quand même plus logique d’y donner du sens, non ?
J’ai le souvenir d’avoir vu sur la toile une phrase qui disait dans l’idée : « que ce que l’on donne aux autres est à nous pour toujours », et cela me paraît tellement vrai… même et surtout si on donne du «caca »… non ?
Alors je termine, avec un peu d’espoir dans le cœur, ce billet d’humeur, en me réconfortant du fait que toutes ces personnes qui manquent de respect à autrui et maltraitent sans vergogne, et parfois sans avoir conscience de le faire, chargent leur « barque de vie » de « caca » et qu’un jour il faudra bien qu’ils « nettoient » pour continuer à avancer 😉
A bon entendeur…


Non, les communicants, que vous pensez embaucher pour « 3 francs 6 sous » juste à la fin de votre « chaîne » de production, en espérant faire le buzz parce qu’il suffit juste de créer une page Facebook et un compte Twitter – et hop tout le world wide web est au courant de votre activité, produit, projet… Non, aussi bons que soient ces professionnels, ils ne feront pas de miracle si la communication n’est pas un tantinet réfléchie en amont !
Cette semaine, une fois de plus, j’ai été contactée par une société qui avait besoin de communiquer sur les réseaux sociaux (ici, au sujet de la mise en ligne d’un web-documentaire) et qui n’avait pas beaucoup de budget… Bon, le sujet est intéressant, on se dit qu’on peut faire un effort… Et puis, on découvre que rien n’a été anticipé, que c’est en ligne dans 15 jours et que ni stratégie de communication, ni campagne de presse, ni concertation avec les partenaires n’ont été prévues… Et que là, on vous demande « comment vous allez vous y prendre pour faire le buzz » (l’éclair ?)…
Trop chouette ! En fait on pense que je suis magicienne et on suppose qu’en plus je n’ai pas besoin de gagner ma vie, que je peux travailler plus qu’à plein temps pour des clopinettes (et me passer d’avoir du temps pour travailler pour d’autres clients)…
Je suis de ceux qui seraient davantage d’accord avec le fait que les comportements sur le web, ou en entreprise, ne sont pas qu’une question de
Je m’interroge aujourd’hui sur la façon dont on encourage les « X »(ceux qui travaillaient avant que le monde soit autant connecté) à produire des projets transmédia et connectés, sans les accompagner dans ce monde nouveau (pour eux), ou sans les « obliger » à être accompagnés et donc à prévoir un budget (!).
N’est-ce pas comme si un boulanger faisait son pain toute la nuit, le mettait dans son magasin et n’ouvrait pas la porte de celui-ci pour faire entrer les clients au matin ? Ou encore, comme si au sein d’une même rue, en centre ville, il y avaient 5 boulangeries… qu’est-ce qui va faire que les clients en choisiront une plutôt que l’autre ? La qualité du pain certainement, mais aussi et surtout le fait que la communication mise en place (qui revendiquera le meilleur pain) va faire que les gens vont décider de rentrer dans la boulangerie « untel » plutôt que dans les 4 autres !
Imaginez juste dans le « world wide web », où WORLD prend plus que son sens, comment les gens font pour décider de télécharger votre appli plutôt qu’une autre, de venir se connecter pour voir votre webdoc… dans la « millionitude » de tout ce qui se trouve sur internet ?
La communication est, tout comme la conception et la production, une étape importante, et même super méga importante, à la réussite de votre projet/produit/service. Si vous négligez cette étape, en n’y consacrant pas assez de budget, ou un (grand) minimum de votre temps… Il y a peu de chance pour que vous ayez le succès que vous méritez d’avoir 😉
En écrivant ces lignes je réalise combien j’ai la chance que mes clients, du moment, soient de ceux qui ont compris que la communication autour de leur activité était une nécessité vitale qui leur permettra d’être vu pour pouvoir continuer à exister ! Merci la vie !
