Quand je participe au projet photographique de Pauline Le Pichon

Ça y est, nous sommes officiellement en été ! La période estivale commence et avec elle des occasions de s’accorder du temps et de prendre le temps de rencontrer sa créativité.

J’ai dernièrement ressenti le besoin de me reconnecter très profondément à ma part créative. Quand on encourage les autres à être créatifs, quand on les soutient dans leur créativité, quand votre créativité se met au service des projets d’autrui, arrive le moment où vous devez de nouveau expérimenter, juste pour vous, ce que votre cerveau est capable de « sortir » et d’inventer.

A l’occasion des jours fériés qui se sont succédés en mai et juin, je me suis lancé un défi que je vous conseille. Choisissez au hasard dans un dictionnaire, 3 mots et inventez une histoire où votre seule obligation est d’utiliser ces 3 mots… Laissez-vous guider par votre créativité et savourez la magie !
Moi qui écris très souvent pour les autres, j’ai redécouvert le plaisir simple d’inventer, de ne pas avoir de cadre ni de limites, de créer en toute liberté ! Ecrire de la fiction est un exercice qui s’avère passionnant car il vous permet de tout sortir, pourquoi pas de vous découvrir aussi et de tout utiliser : vos idées, votre vécu, vos envies, comme si vous entriez dans une dimension où tout est utile !

C’est entraînée par cet exercice que j’ai accueilli la proposition de Pauline.
Pauline Le Pichon est photographe. C’est lorsque que je coordonnais et animais le Concours Jeunes Talents pour Pictanovo, de 2013 à 2015, que nous nous sommes rencontrées, car Pauline y a participé 2 fois. En 2013, son projet Le Journal a été parmi les nominés et en 2015, son projet Dialogues et Interstices  avait fini parmi les 8 finalistes.

Depuis quelques semaines, Pauline a démarré une nouvelle série de photos « Fais comme chez toi ». Voir la photo 1 – Voir la photo 2 

« Vous vous rendez chez un ami et il vous dit « fais comme chez toi ». Par cette invitation, il vous propose de vous approprier son habitat de différentes façons possibles (s’assoir sur un canapé, se servir un verre par ex) tout en respectant certaines limites. Dans ce projet pluridisciplinaire, j’ai souhaité me servir de cette formule de politesse afin de questionner une nouvelle fois la dualité entre vérité et fiction. »

2 étapes majeures dans le process de création de cette série :

1 – Aller prendre des photos des intérieurs.
« J’ai demandé à mes amis et connaissances qui accepteraient de m’ouvrir la porte de leur intérieur le temps de quelques prises de vues. Je photographie des traces de leur présence. Si mon rendez-vous chez cette personne est planifié, le rendu photographique quant à lui demeure un vrai mystère puisque je fonctionne uniquement à l’instinct. Cette façon de procéder m’amène donc à photographier des affiches abimées comme des vêtements trainant sur un sofa. Ce travail photographique, à l’instar de celui de Sophie Calle, est sur- tout de l’ordre du constat et de l’observation d’une réelle part d’intimité.
Je ne cherche pas à ouvrir des tiroirs fermés, ni à fouiller dans un tas de papiers. Je souhaite me restreindre à ce qui se présentait devant moi, et cette restriction, fait écho, pour moi, à ce « Fais comme chez toi » que l’on ne prend jamais totalement au pied de la lettre. »

2 – Inviter des personnes à écrire un texte que leur inspire la photo.
« Je propose à d’autres personnes d’écrire quelques lignes selon une image que je leur envoie. Je fais en sorte que les personnes qui m’ont laissé venir photographier leurs présences ne soient pas intimement liées aux personnes qui écrivent, ce qui permet à ces derniers d’avoir le plus de recul possible. Hormis le fait que je souhaite quelque chose de « réel », je ne donne que très peu de consignes. »

« Ce processus créatif me permet de questionner une nouvelle fois nos rapports aux apparences puisque les écrits coïncident rarement avec la vérité qui se cache derrière l’image.
Le spectateur est ignorant de tout cela et ne peut donc pas savoir ce qui est réel et ce qui est faux voire même savoir si tout est réel ou si tout est faux… »

Vous l’aurez compris, Pauline m’a envoyé une photo et demandé d’écrire un texte.
Ci-après, vous découvrirez le résultat qui accompagne désormais la Photo 3 !
Un grand merci à Pauline pour cette proposition !

Ecrire une histoire d’après une photo avec laquelle vous n’avez aucun lien est un exercice de créativité que je vous conseille très vivement !

Si jamais vous avez envie de prêter votre plume à l’une des photos de Pauline, contactez-la !
Pauline est aussi sur Tumblr, Instagram, Facebook

Dés qu’elle vit le manteau, ainsi jeté sur le canapé, elle comprit que Stella était rentrée. Trois jours sans donner de nouvelles, c’était rude quand même ! Ok, elle avait proposé de la dépanner mais ça ne voulait pas dire que Stella pouvait entrer et sortir comme dans un moulin… Le parfum de Stella avait déjà envahi l’espace et on pouvait suivre sa trajectoire dans l’appart en allant de fringues en fringues. « Et en plus elle est bordélique » pensa Jane, en ramassant les affaires de son invitée qui ne semblait guère se soucier des conventions. « Oh non ! Il y a des limites, pas les sous-vêtements, merde ! », du bout des doigts, Jane saisit le string en dentelle noir de Stella et se dirigea d’un pas ferme vers la salle de bain, bien décidée à lui gueuler dessus. Elle fut stoppée net dans son élan. Elle la vit, là, sous la douche. La porte était grande ouverte. Stella était de dos et ne voyait pas Jane. La peau de Stella, couverte de bleus, laissait glisser sur elle les gouttes d’eau. Immobile, le visage levé vers le pommeau de douche pour recevoir l’eau en pleine face, Stella semblait chercher à recevoir la force de l’univers.
Jane marcha à reculons comme si cela pouvait lui permettre de faire moins de bruit. Elle déposa les fringues de Stella en boule dans un coin du salon.
Quand Stella débarqua dans le salon en peignoir, les cheveux prisonniers d’une serviette éponge, Jane fit mine de feuilleter un magasine tout en buvant son thé glacé, assise sur l’accoudoir du canapé.
Souriante, Jane lança, « Salut, ça va ? Je me suis permise de ramasser tes fringues, il y en avait partout ! », et Stella répondit « Merci, c’est cool. J’avais trop chaud, je devais filer sous la douche en urgence ». Stella se servit également un thé glacé et se vautra dans le divan comme si elle n’avait pas le corps couvert de bleus. Jane comprit qu’elle ne trouverait jamais le courage de lui en parler.

Publié sur son Tumblr ICI

Et vous ? Qu’auriez-vous imaginé ?

@aludv

Intuitif(ve)s, osez vous révéler !

Intuitive, je suis… Il a fallu un peu de temps de vie pour comprendre et accepter complètement cet aspect de mon fonctionnement. Aujourd’hui, je souhaite exprimer toute ma reconnaissance envers mon intuition qui, si je l’écoute, si je l’entends, m’accompagne sur le chemin des décisions à prendre, me permet d’être créative et soutenir d’autres à faire de même.

Concept image of the six most common questions and answers on a signpost.

Et oui… malgré vous, vous savez ce qu’il est bon de faire, de proposer, vous avez cette capacité de « scannage » de la situation qui vous donne la solution… l’idée.
Sans savoir pourquoi, vous savez quelle sera la tendance dans les mois à venir, vous savez animer une réunion sans l’avoir préparée 5 heures, réfléchir à plusieurs dossiers en même temps… Vous êtes efficace, visionnaire, « en avance »… parfois trop en avance même !

Quand on prend conscience de son intuition, au début, on cherche à se prouver que c’est une coïncidence, on cherche à se « rassurer » et à vérifier que l’on n’a pas d’intuition…

Etre intuitif(ve) se révèle à vous de 1OO1 et une façons, et dans l’absolu, nous sommes tous intuitifs.

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Et parce que l’on ne vit pas dans le monde des bisounours, certains opportunistes ne se priveront pas de vouloir vampiriser votre intuition, vos idées, votre talent… et d’autres se sentiront mis en danger par ce qu’ils prendront pour un « pouvoir » et feront tout pour vous écarter d’un projet, d’un groupe, d’une entreprise…

« Intuition » va souvent avec « Empathie », « Grande sensibilité »… et il se peut que durant les années qui nous permettent d’aller à la rencontre du fonctionnement de notre intuition, on se fasse « avoir » par toutes sortes de manipulateurs… simplement parce que l’on a envie de bien faire et que ces « manipulateurs » jouent sur le tableau de la grande fragilité des « hypersensibles/intuitifs » qu’ils comprennent tant, soi-disant…

capture-decran-2016-09-28-13-12-33Osez révéler et assumer votre intuition, car plus vous le ferez, et moins les prédateurs auront de proies à manipuler… Plus vous accepterez votre intuition, plus vous serez créatif(ve)s et plus vous aurez des idées… et vous ne pourrez pas toutes leur donner vie. Alors, offrez-les à de belles personnes, et puis, si quelques charognards vous empruntent ou plagient vos idées… Grand bien leur fasse et après tout si vous êtes copié(e)s – jusque dans la plagiat de votre baseline –… C’est que vous êtes au top !

Aujourd’hui j’ai une immense reconnaissance envers toutes celles et tous ceux qui m’ont piqué mes idées, fait croire que je me trompais, voulu m’évincer de projets parce que j’étais intuitive et qu’elles/ils se sentaient mis(es) en danger, jaloux(ses) même peut-être ! Merci à vous tous du fond de mon cœur ! Grâce à vous, j’ai chaque jour un peu moins de doute sur mes capacités à être intuitive, visionnaire, tout en restant sensible et empathique. Pourquoi ? Parce que vos comportements, vos attitudes, votre arrogance, m’ont entrainée durant toutes ces années ! Merci, grâce à vous, j’ai développé ma confiance ! Je vous souhaite bon vent et je m’abstiens de faire ici le listing de vos noms car ce serait vous faire trop d’honneur… et oui ! Ma gentillesse a des limites 😉

Le raisonnement intuitif, le talent et la créativité sont dans l’absolu en chacun de nous.
Nous pouvons décider d’être du côté de ceux qui utilisent leurs capacités pour changer le monde en mieux et non du côté de ceux qui « utilisent » les fragilités et la sensibilité créative-innovante des incertains…
Devenons confiants… Les manipulateurs se nourrissent uniquement dans nos failles…
A bon entendeur ! 😀

reussirgraceasonintuitionEnvie d’un petit bouquin sympa pour vérifier si vous êtes intuitif ou pas ?
Je vous recommande vivement celui de Béatrice Millêtre.

@aludv

Etre la musique avec Phonotonic !

Aujourd’hui c’est lundi et si on créait de la musique en bougeant notre body ?

« Etre » l’instrument de musique, c’est ce que nous propose Phonotonic !

Nicolas, l’inventeur de ce concept nous propose, non pas de jouer de la musique, mais, d’être la musique ! Lui-même musicien, il a pensé Phonotonic pour permettre à tous de vivre la grande joie de créer de la musique, même si l’on ne maîtrise pas un instrument.
Phonotonic(1)

Phonotonic-capteur-sensor-eboowDans ces petites boules colorées et connectées à votre smartphone, un capteur de mouvement vous permet de composer la musique ainsi créée par les mouvements de votre corps.
Plusieurs banques de données rythmiques sont à disposition dans l’application, à vous de choisir votre style selon votre humeur du moment.

On peut utiliser Phonotonic seul(e) ou à plusieurs, en mode créatif ou façon « battle ».

Un concept que je ne manquerais pas de tester en atelier créatif dès que possible, en entreprise (j’imagine assez bien des séances de team building avec ces drôles de boules)  ou avec des enfants (dans les ateliers « comédie musicale » que j’anime) !

Je vous encourage à regarder :

La vidéo expliquant le projet pour leur campagne Kickstarter en 2014, à l’époque non aboutie mais c’était sans compter sur la détermination de cette équipe « qui n’en veut » !

Car depuis, ils ont déjà été 2 fois au CES Las Vegas et ont été même repérés par Le Petit Journal et Le Figaro (en autres).

Une belle explication de ce qu’est Phonotonic dans l’interview réalisée par Widoobiz

Alors ? Cela vous donne envie ? Suivez-les sur Facebook
Et « soyez la musique » en vous procurant votre boule à musique sur leur site !

Et pour finir, savourez comment, avec les capteurs de mouvements Phonotonic, les danseurs peuvent créer leur musique en live !

@aludv

Livraison collaborative, collectif d’artisans, coworker dans son salon… Ils en ont des idées les entrepreneurs français !

Qui fait de la veille, constate que nous sommes nombreux à avoir des idées et que certains des penseurs passent à l’action en donnant vie à ces idées !

Aujourd’hui, je vous propose une petite sélection qui vous donnera peut-être des idées de faire ensemble 😉

L’idée de you2you est de vous proposer d’optimiser vos trajets, en profitant de vos déplacements pour être livreur occasionnel et de devenir Youzeur !
Capture d'écran 2016-03-10 16.38.32Cette première plateforme de livraison collaborative se veut :
• Rapide : Les clients des utilisateurs de cette formule peuvent se voir proposer une livraison le jour même dans un créneau de 2h00 et les utilisateurs gèrent eux-même leurs livraisons en 1 min depuis la plateforme.
• Flexible : La livraison est possible  24h/24, 7j/7 et la modification ou annulation du créneau de livraison est possible jusqu’à 1h00 avant le début de la plage horaire de livraison.
• Economique : Entre 40% et 60% moins cher qu’un service de livraison professionnel comparable.
• Ecologique :  Les émissions de CO2 sont réduites puisque que les déplacements sont optimisés.
Je trouve intéressant de se dire que, puisque qu’un trajet se fait, autant l’optimiser.
La plateforme promet la possibilité de gagner jusqu’à 90 € par jour. Cela ne va t-il pas donner l’idée aux personnes qui ont besoin d’argent de s’improviser livreurs ? Cette initiative ne va t-elle pas faire enrager les livreurs pros ?… A suivre 😉

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Se regrouper pour plus de visibilité, les artisans qui sont sur Zelip l’ont bien compris 😉
Ebénistes, tapissiers, encadreurs, peintres en décors, doreurs, ferronniers, mosaïstes, céramistes, relieurs, verriers… Ces artisans sont sélectionnés pour leur professionnalisme, leur expertise, leur réactivité et leurs tarifs en accord avec le marché.
Meubles, agencement, encadrement… sur mesure, en urgence ou en conception, à vous de déposer votre projet en ligne.
On vous promet un devis sous une semaine !
Une belle idée, je trouve, pour donner de la visibilité aux artisans, souvent isolés et manquant de temps pour se créer une visibilité sur le web 🙂
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Et si l’espace de coworking que vous cherchez sans jamais le trouver, c’était votre salon ou celui de votre voisin ? Cohome cible avec son offre les free-lance, entrepreneurs, demandeurs d’emploi, étudiants, télé-travailleurs ou artistes.
L’envie de Cohome est de rassembler les professionnels isolés dans le but de leur donner accès à de nouvelles opportunités de business en coworkant à domicile.
S’encourager mutuellement à atteindre le succès et partager un lieu de vie qui permette des rencontres qualitatives pour un montant symbolique… C’est les valeurs que défend Cohome. A 5€ la journée en moyenne avec du thé/café et des biscuits, on aurait tord de ne pas essayer !
Une initiative qui démocratisera peut-être le coworking en dehors des grandes villes 😉
Bonne chance à cette belle idée qui a officiellement été lancée le 7 mars dernier !
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Pour de vrai ? Opposer les entrepreneurs aux salariés, est-ce bien raisonnable ?

Je n’ai pas pris le temps d’écrire depuis quelques semaines, trop de boulot, de cogitations, pas assez de temps « libre » pour traiter les nombreux sujets que je mets de côté en vue d’écrire des articles… Il y a des périodes comme ça où l’on écrit plus pour les autres que pour soi… (en même temps c’est un peu aussi ça mon boulot 😉

284792_226459944064761_5413621_nMais aujourd’hui je sors du bois, comme l’on dit !
Pourquoi ? Parce que je vois trop de publications ces derniers jours (autant venues des médias, politiques, syndicats, entrepreneurs, salariés), où j’ai l’impression que l’on parle en mon nom, où l’on se permet de faire des généralités banales sur les « entrepreneurs », et surtout on leur oppose les salariés !

Pour de vrai ? C’est ainsi qu’en ce début de nouvelle année, pleine de promesses sur notre soi-disant envie de construire un monde en Paix, on pense fédérer les gens ?! Mais c’est quoi la paix ? Juste vivre dans un pays où l’on ne risque pas de se faire tirer dessus quand on boit un coup en terrasse, ou aussi un pays où l’on évite d’opposer les citoyens les uns aux autres, en comparant leur religion, leur couleur et la façon dont ils gagnent leur vie ?! Voir même plus… un pays où l’on oeuvre pour le vrai vivre ensemble !?

J’ai été salariée et je suis aujourd’hui entrepreneure. Et j’ai monté ma première boite tout en étant salariée – joie de la double vie 😉
D’un côté je suis gérante bénévole d’une entreprise, petite certes, mais qui a le mérite d’exister depuis 7 ans et qui rémunère tous les mois une apprentie et une de mes associée (et certains mois nous arrivons à faire qu’elle puisse toucher son salaire en entier !). Une activité qui nécessite parfois que l’on ré-injecte de l’argent, parce qu’on n’a pas encore emprunté aux banques, pour plus de liberté à la clé 😉
Capture d’écran 2015-09-11 à 19.50.02De l’autre côté, je suis consultante, depuis 4 ans, totalement à mon compte, c’est à dire avec zéro visibilité à 3 mois, des fois à 15 jours, avec des mois où ça va bien et avec des mois où je me dis qu’il va falloir un miracle pour payer mes charges…

970385_622809947763090_264791578_nParce oui ! Ça c’est une vraie réalité, quand on entreprend, on paye plein, beaucoup, trop, de charges et c’est souvent l’incapacité de payer les charges qui fait déposer le bilan à de nombreuses entreprises, petites ou grandes… Et là on peut se poser la question : Comment soutient-on les entrepreneurs qui ont au minimum le courage de créer leur propre emploi ? Et qui ne toucheront pas le chômage en cas de faillite ?!

En aucun cas, et même si aujourd’hui j’ai l’impression que j’aurai beaucoup de mal à redevenir « salariée » (sauf pour un job de folie !!), je ne souhaite pas que l’on compare ma situation à celle d’un salarié, pour dire que ma vie est plus difficile que la sienne !

Arrêtons avec les généralités, s’il vous plait !

10500241_784037611640322_4280507730467081506_nJe ne sais pas de quoi sera faite ma vie dans 3 mois, parfois j’échelonne le paiement de mes charges, parfois je les paye cash, parfois j’ai l’impression que certaines missions ne sont pas à la hauteur de ce que j’avais espéré faire comme travail en étant freelance, car quand il faut « manger » on accepte parfois des contrats où la liberté recherchée au départ n’est pas hyper présente… mais j’ai choisi ! J’ai encore ce « luxe », cette impression que c’est moi qui décide…

Pourquoi faudrait-il classer les gens sur une échelle partant de celui (en bas) qui a une situation difficile, jusqu’à celui (en haut) qui a gagné au loto et qui passe ses journées dans sa piscine ?

La Vie, avec un grand V, est difficile…
– des jours pour moi, qui ne sait plus comment expliquer à l’Urssaf que c’est pas le fait de payer en 6 fois qui va changer le fait que je ne vais pas pouvoir payer tout court, car un client m’a planté.
– des jours pour mon mari et mon fils, qui me reprochent de travailler aussi le week-end car le paiement de la TVA n’attendra pas ou parce que le client « casse bonbon » a décidé d’avancer de 10 jours la fameuse réunion de rendu, parce qu’il a le Conseil d’Administration aux fesses…
– des jours c’est pour les agriculteurs, blindés de dettes
– des jours c’est pour un cadre supérieur qui touche certes 4000€ par mois, mais qui travaille avec un chef « pervers narcissique » qui réussira à le conduire doucement mais sûrement au burn out
– des jours (beaucoup de jours) c’est pour tous ceux qui travaillent à la chaine, qui travaillent la nuit, qui travaillent juste parce qu’il le faut et pas parce qu’ils font quelque chose qui leur plait
– des jours c’est pour ceux qui ne travaillent pas ou plus, et qui ne savent plus comment faire pour avoir de nouveau le droit d’être considérés autrement que comme des fainéants… Comme si être au chômage ou au RSA était un plan de carrière !
10314741_733924616651622_1432881239548480849_nLa Vie est un chemin où nous allons tous devoir relever de nombreux défis, et composer avec notre propre angoisse, elle est souvent nourrie par la peur des autres, et pleinement arrosée par les médias qui cherchent tous les jours à faire le buzz avec la petite phrase de l’un ou de l’autre, des politiques qui se débattent comme ils le peuvent (ou pas) dans un monde, qui change tellement vite que la solution du lundi ne peut plus s’appliquer le dimanche d’après…

67987_658032824240802_228263557_nEntreprendre est un état d’esprit, et c’est bien pour cela qu’il existe aussi des intrapreneurs (des salariés qui entreprennent au sein de leur entreprise), tout comme il y a des chefs d’entreprises qui n’osent aucun changement, et qui utilisent, dans le mauvais sens du terme, leurs salariés.
Entreprendre c’est aussi porter un projet, même associatif, et le mener à terme.
Entreprendre c’est avoir envie de donner vie à ses idées ou à celles des autres, et être prêt à se « défoncer » pour le faire.
Entreprendre, c’est avoir envie de changer le monde…
Enfin, ce n’est que mon humble avis 😉

Ah oui aussi ! J’en ai assez qu’on oppose encore en 2016, les entrepreneurs – soi-disant à droite, aux salariés – forcément à gauche. Pour de vrai ? Alors que l’on constate qu’il n’y a quasiment plus qu’un seul objectif : bloquer la montée du FN, être de gauche ou de droite, est-ce encore d’actualité ?
10559670_855586011152148_4008580775123718977_nA mon avis, nous sommes rentrés dans une ère où le plus important c’est de savoir si on est capable de créer de la valeur (des sous, quoi) tout en créant et respectant des valeurs (des bonnes).
Plus que de savoir si l’autre est de gauche ou de droite, si je dois « entreprendre » avec lui (ou elle) je vais d’abord m’assurer qu’il a du cœur, de l’humanité et qu’en alliant nos forces, nos idées, notre créativité, on va faire naitre quelque chose de beau et d’utile.

Xavier Bertrand pose à l'occasion d'un entretien avec le Figaro Paris le 10/01/2014 Photo François Bouchon / Le Figaro

Alors, je suis disponible, dans l’absolu, pour échanger avec Xavier Bertrand, nouveau Président de la région Nord-Pas de Calais-Picardie (parce je travaille entre Paris et Lille et que je vis en Picardie), d’ailleurs je lui ai déjà dit ici, et comme il nous l’a confirmé : la campagne des régionales 2015 a changé à jamais sa façon de faire de la politique et le NPDCP sera un territoire-laboratoire où nous allons tous ensemble expérimenter comment améliorer notre situation, celle de tous… Xavier, c’est quand vous voulez !
Emmanuel-Macron-pret-a-ecrire-un-livre-pour-expliquer-pourquoi-il-est-de-gaucheEt je suis dispo aussi pour rencontrer Emmanuel Macron.
Monsieur le Ministre… Je vous le dis, au départ j’ai voulu ressentir votre phrase (qui buzze) « Les entrepreneurs ont des vies bien plus difficiles que les salariés » comme une façon un peu maladroite de nous dire à nous les petits entrepreneurs que vous saviez qu’on existe… Et en même temps je suis perdue parce qu’il semble que Nicolas Dufourcq, président de BPI France aurait dit exactement la même phrase… Bref qui dit quoi ? (pour de vrai)… Et qui connaît véritablement le quotidien des entrepreneurs ordinaires ? Et peut se permettre de dire que les uns souffrent plus que les autres ? En voilà des questions…
Du coup, si vous êtes un peu disponible pour échanger avec une serial entrepreneure qui n’est pas cotée en bourse, qui n’a pas un chiffre d’affaire annuel à 7 chiffres mais qui vit l’entrepreneuriat au quotidien et qui a 12000 idées dans la tête, je trouverai du temps avec plaisir 😉

Je rêve d’un pays où l’on encouragerait tous et chacun à réaliser ses rêves, à entreprendre, et ce, que l’on soit indépendant, salarié (du secteur privé ou public), chef d’entreprise ou chercheur d’emploi…
Je rêve d’un monde où l’on soutiendrait les rêveurs, car ne dit-on pas que l’utopie c’est un rêve qui n’a pas encore été réalisé ?
Nous sommes des millions, nous avons des idées, des envies… Je nous souhaite un monde où 2016 sera le début d’une nouvelle ère. Une année que l’on retiendra dans les livres d’histoire, comme l’année où tout a basculé, où les hommes et les femmes ont cru en leur humanité et leur pouvoir à changer les choses, en mieux !
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Bonne année !

Xavier, Emmanuel, On prend rendez-vous ? 😀

@aludv

Respirez (have a break)… Inspirez (vous)… Créez !

Je partageais avec vous, ici, une vidéo de Cédric Villany, où il fait part de sa recette pour faire naître les idées. En me souvenant d’un passage, où il raconte qu’un célèbre mathématicien a trouvé l’inspiration en se promenant au bord d’une falaise, j’ai eu envie de partager avec vous une nouvelle fois sur la thématique de la créativité et plus précisément de ces moments de « lâcher prise » qui la favorisent.

La créativité est en nous, il est impératif d’en être persuadé. Si, si, si, si, nous en avons tous la capacité ! Seulement, le rythme de nos vies, parfois (euh..souvent) intense, cadencé, cadré par des « todolists » à cocher, nous empêche de consacrer le temps qu’il nous faudrait pour faire un break, lâcher prise, sortir du chemin… et laisser le temps à notre cerveau de vagabonder, faire des rapprochements et des connexions (celles du genre : « bon sang, mais c’est bien sûr ! »).

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Quand on est son « boss » et que l’on a toujours à coeur de donner le meilleur de soi pour satisfaire ses clients (pour les accompagner dans le développement de leur projet et de leur idée), il n’est pas toujours évident de penser, aussi, à s’accorder du temps pour faire grandir son projet personnel (de vie, d’entreprise), prendre du recul et renouveler sa boite à idées !
Parce que oui, je l’avoue ;), je kiffe tellement le moment où je trouve la bonne idée pour mon client, que j’ai tendance à stocker celles qui me concernent dans un sas (quelque part dans mon cerveau) et si je ne « breake » pas, si je ne casse pas mon rythme, elles s’y accumulent, inachevées et prennent de la place ! Et, de fait, je ne me laisse pas le temps de les développer pour prendre le temps de savoir si elles sont bonnes (ou pas), ces idées !

C’est mon break de la Toussaint qui m’a donné envie d’écrire cet article…
J’ai eu la chance de partir à Berlin quelques jours en famille, mais avec mon ordi parce que j’avais des choses à faire (!)…
IMG_2445 La découverte de cette ville remarquablement hétéroclite, les heures de marche pour la sillonner, ont eu raison de ma décision de travailler à distance… Entendez par là que, pendant 5 jours, je n’ai pas ouvert mon ordinateur ! (oui, évidemment les mails étaient accessibles sur mon smartphone ;))…
IMG_2460J’ai ainsi redécouvert, au bout de 2 jours, que je permettais à mon cerveau de réfléchir différemment, même si je n’étais pas derrière l’écran de mon ordinateur, j’ai été productive. J’ai libéré de l’espace sur mon disque dur interne-personnel et j’ai clairement avancé sur les projets en cours, les miens et ceux de mes clients. J’ai travaillé différemment…
Ces moments à marcher, découvrir, (dans un pays dont je ne comprends pas la langue), m’ont permis un rangement interne de mes données, sans même que je m’en rende compte. Après ces quelques jours, je suis rentrée chez moi un peu « saoule », comme on l’est après avoir pris le vent de face lors d’une virée en mer et que l’on retrouve la terre ferme.

Je me suis promis d’aménager mon emploi du temps pour créer de la place à ces « break » et puis la vie a repris trop vite son cours (qui court…).
Alors, telle une rebelle (si, si, je suis une rebelle), hier soir, j’ai écrit ce billet pour planter la graine de la « breakitude » dans ma vie !
C’est un défi qui vous branche ?

IMG_2479Nous serons/sommes dix fois, vingt fois plus créatifs pour nos vies, dans nos jobs, si nous nous accordons régulièrement le temps d’un « reboot », et pas seulement quand on est sur les rotules (en général à ce moment là, c’est trop tard).
Mes « reboots » je me les crée justement en écrivant ce genre de billet sur mon blog. Je l’ai déjà dit plein de fois, et notamment ici, écrire me permet de recharger mes « accus » sans doute parce que c’est un moyen pour moi de libérer de l’espace, pour y faire naître de nouvelles idées 😉

IMG_2518Marcher, courir, danser, écrire, coudre, jardiner… Nous avons chacun notre façon de faire un « break intellectuel ».

Faisons confiance à notre cerveau, il travaille sans arrêt sans nous le dire, sans que nous lui en donnions l’ordre… Alors faisons-nous confiance, nous n’en serons pas moins efficaces au travail, au contraire !

Accordons-nous des « Respirations » afin de retrouver « l’inspiration » et optimiser notre créativité 🙂 Prenons de la hauteur !

@aludv

En photos : Je vous présente Berlin 😉

Les créatifs sont-ils « différents » ?

Capture d’écran 2015-10-16 à 15.09.43Plus de 147 000 « j’aime » sur Facebook, plus de 38 000 partages sur Facebook, tweeté plus de 4000 fois, en 5 jours… Le succès de l’article paru dans le Hufftingtonpost nous montre combien la « créativité » est un sujet qui intéresse, interpelle et parle aux gens !
Serions-nous nombreux à nous reconnaître dans cette « différence » qui nous permettrait de révéler notre « créativité » ? Il semble que oui !

Selon une étude, les créatifs feraient donc 18 choses différemment des « autres »…
Vous reconnaissez-vous dans cette description ?

Capture d’écran 2015-10-16 à 15.13.08-Ils rêvassent
-Ils observent tout ce qui est autour d’eux
-Ils travaillent aux heures qui les arrangent
-Ils prennent le temps d’être seuls
-Ils contournent les obstacles de la vie
-Ils sont à la recherche de nouvelles expériences
-Ils « échouent »
-Ils posent les bonnes questions
-Ils observent les gens
-Ils prennent des risques
Capture d’écran 2015-10-16 à 15.13.58-Pour eux, tout devient une occasion de s’exprimer
-Ils réalisent leurs vraies passions
-Ils sortent de leur propre tête
-Ils perdent la notion du temps
-Ils s’entourent de beauté
-Ils relient les points
-Ils font bouger les choses
-Ils consacrent du temps à la méditation

Si oui, alors creusez sans attendre, en lisant l’article paru dans le Hufftingtonpost, et qui sait… vous oserez révéler et accepter le créatif qui est en vous 🙂

@aludv